C'est encore plus vrai cette année : les étudiants et les étudiantes de la métropole lilloise éprouvent les pires difficultés à se loger. Dans le parc du Crous, qui gère les résidences universitaires de l'agglomération, le taux de tension entre l'offre et la demande explose. Un exemple ? La résidence Le Belvédère, à Point-de-Bois (Villeneuve d’Ascq), qui dispose de 210 chambres, n'en comptait que 18 vacantes pour la rentrée. D'où une moyenne de 122 demandes par chambre !

Si la situation n'est pas aussi tendue dans le reste de la région, le Crous n'avait que 2 000 chambres à proposer aux quelque 180 000 étudiants de l’académie de Lille, dont une bonne moitié sont inscrits dans la métropole lilloise. Tous n’en font pas la demande mais les chances d’obtenir un logement sont bien maigres pour celles et ceux qui déposent un dossier. Elles s’amenuisent encore lorsque les étudiants et étudiantes ne formulent qu’une seule demande dans une seule résidence. D’autant que la rotation est faible : les étudiants qui ont déjà signé un bail l’année précédente s’empressent de le renouveler. Ils sont 6300, tous niveaux confondus, à avoir ainsi conservé leur logement pour cette nouvelle année universitaire.

Une rentrée singulière, chamboulée par les effets de la crise sanitaire. Les examens reportés et les stages décalés ou annulés ont conduit environ 80 étudiants de masters (bac+5) de la métropole lilloise à garder leur chambre un peu plus longtemps que prévu, creusant davantage la pénurie. « Pour une part non négligeable, ce sont des étudiants internationaux qui, pour certains, ne savent pas quand ils pourront reprendre l'avion », précise Emmanuel Parisis, directeur du Crous de Lille.
13,5 % des étudiants logés en résidence . . .

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