C’est l’épilogue d’un feuilleton qui aura duré près d’un an et demi. L’ultime épisode d’une sorte d'House of Cards sur Erdre, en moins cynique et plus grotesque, mais dont les coups tordus, les personnages hauts en couleurs et les rebondissements à foison pourraient sortir tout droit de l’imagination tordue d’un scénariste de série. Lundi 25 février, annonçant que l’enquête du Parquet national financier (PNF) sur la situation fiscale du président du FC Nantes, Waldemar Kita, « rend impossible la cession d'un terrain public à son profit », Johanna Rolland en a donc lancé le générique final.

Cette fois-ci, pas de conférence de presse comme lors des précédents coups de théâtre: le lancement du YelloPark version 1, en septembre 2017, et l’abandon de son volet urbain, en novembre dernier. Mais un simple et bref communiqué. « Sans préjuger évidemment des suites de cette enquête, il est clair que le projet ne pourra, en tout état de cause, se dérouler dans les délais envisagés, ni dans un climat serein, quelles qu’en soient les conclusions », lance la maire et présidente de Nantes Métropole. A vrai dire, étant donné l’ampleur et la virulence des contestations depuis l’origine, toute forme de sérénité semblait déjà exclue.

A cet égard, les investigations du Parquet national financier ont offert une opportune porte de sortie à l’élue. A un peu plus d’un an de l’élection municipale, l’empoisonnant sparadrap du nouveau stade se transformait en un boulet électoral, de plus en plus lourd à porter. Maintenant que Johanna Rolland en est débarrassée, reste à tirer les conséquences de ce qu’il faut bien appeler un fiasco. Pour Johanna Rolland, bien sûr, mais aussi pour les autres acteurs, Waldemar Kita et le FC Nantes au premier chef.

Il va d’ailleurs falloir les tirer vite. Car depuis lundi, on ne peut exclure que cette super-production nantaise connaisse une saison 2. Certains membres du casting initial sont déjà d’ailleurs sur les rangs pour reprendre leur rôle. Johanna Rolland, bien sûr, qui justifiant en creux son soutien au YelloPark, explique déjà que « la question d’un stade durablement à la hauteur de la sixième ville de France et de son club reste posée à moyen terme ». Mais aussi Yohann Joubert qui, dans un tweet sibyllin citant Churchill, puis dans une interview à 20 minutes, semble vouloir endosser le costume de repreneur du FC Nantes.

Quant à Waldemar Kita, sachant que la durée moyenne d'une enquête du PNF peut être estimée à environ deux ans, il devra sans doute se contenter d’un second rôle dans cette nouvelle production. En attendant de le savoir, voici déjà en quatre questions les arcs narratifs d’un scénario encore à écrire.    

Bidule_carre_512pxJohanna Rolland, et maintenant ?

La Présidente de Nantes Métropole ressort largement fragilisée de cet épisode. Pascal Bolo, son fidèle bras droit, a beau marteler que cet échec est « uniquement celui des porteurs du projet, pas celui de la municipalité », personne n’y croit. Certes, la Métropole n’était pas formellement maître d’ouvrage de ce projet « 100 % privé ». Mais, des premières discussions de septembre 2016 au domicile de Yoann Joubert à l’accord de principe pour la cession du terrain en décembre dernier, en passant par la conférence de presse de lancement de septembre 2017 ou les réunions quasi hebdomadaires avec les proches de Joubert et Kita, la collectivité portait de facto le projet aux côtés des deux autres associés. Une ambigüité qui a d’ailleurs toujours eu du mal à passer au sein même de la majorité. « Depuis le début, Johanna Rolland pilote ce dossier seule avec trois ou quatre élus, lâche l’un de ses élus. La responsabilité de ce fiasco lui revient. »

Mérité ? Peut-être. Car, sur le coup, celle qui se présente d’habitude comme une adepte du travail en équipe l’a joué franchement perso. Hors-jeu tout au long du processus, l’immense majorité des élus a suivi le projet au gré des annonces officielles et des articles de presse. Et ce dès le début, en septembre 2017. « Ce jour là, on a appris l’information, comme tout le monde, par la presse. Tout s’est joué dans un cercle très restreint, au niveau de la métropole », se souvient un membre de la majorité municipale. « Il n’y a jamais eu de débat sur la question du nouveau stade », tonne de son côté Julie Laernoes, vice-présidente de la métropole (EELV) à l’empreinte écologique.

Une façon de faire qui, malgré les apparences, a créé de profondes fissures au sein des majorité municipale et métropolitaine. Si en décembre, lors de l’adoption du principe de la cession des terrains, la Présidente de Nantes Métropole avait réussi à contenir les frondeurs , désormais les langues se délient. Et une troisième élue avoue son opposition au projet.                       

Apparentée communiste, Katell Favennec a démissionné de ses mandats de conseillère municipale et communautaire trois jours avant ce fameux vote. A l’époque, on parle officiellement de démission « pour raison personnelle ». Aujourd’hui, l’ancienne élue dévoile à Mediacités sa véritable motivation. « Cette vente d’un terrain au FC Nantes est le symbole même de tout ce que je rejette en politique : un exilé fiscal, la finance qui impose le calendrier politique et l’absence de concertation, explique-t-elle. Voilà quelques temps que je ne voulais plus aller jusqu’à la fin du mandat. Ce dossier YelloPark a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. »

Un retrait qui n’a pas empêché son ancien groupe politique de voter pour la cession du terrain à Waldemar Kita. « Nous n’avons eu aucune pression ni imposé aucune négociation, affirme son patron Aymeric Seassau. Mais il y a eu des débats internes au groupe communiste. » Une anecdote symptomatique : préparée à la va-vite, sans réelle concertation ni vision politique partagée, la question du nouveau stade a profondément ébranlé une majorité que Johanna Rolland va désormais devoir consolider en urgence, en vue des municipales. Certains y croient, même parmi les - rares - opposants au projet. « Clairement, beaucoup d’élus ont poussé un ouf de soulagement à l’abandon, glisse le socialiste Jocelyn Bureau, militant « historique » d’un bail emphytéotique signé avec le FC Nantes qui assurerait ainsi lui-même la rénovation de La Beaujoire. Il y avait un véritable malaise. Mais la décision finale est la bonne. Le reste, ça s’oublie ».

Un vœu pieu ? Certains, en tout cas, feront tout pour rafraîchir les mémoires vacillantes. L’opposition, pour commencer, qui compte bien capitaliser sur cette affaire. « Jusqu’au bout, ce dossier a été géré n’importe comment », lance déjà Laurence Garnier, la cheffe de file de minorité municipale. Mais cette proche de Kita, qui soutenait dès 2014 le projet de nouveau stade du propriétaire des Canaris, proposant même de mettre gratuitement La Beaujoire à sa disposition, ne représente sans doute pas la pire menace pour Johanna Rolland.

Non, au delà des conséquences purement politiques de ce piètre feuilleton, c’est plutôt de son impact sur son image et celle de son mandat que la maire de Nantes doit s’inquiéter. Préparé en secret par quelques initiés, géré autoritairement après une consultation bancale et houleuse, achevé trop tardivement sur une décision surprise et un brin humiliante, il met à mal certaines de ces caractéristiques dont elle avait voulu faire une marque de fabrique : la transparence et le fameux « dialogue citoyen ».

Bidule_carre_512px Waldemar Kita, et maintenant ?

« Nous avons envoyé tous les éléments à la justice française. » Voilà le court commentaire du Parquet du procureur du Roi de Bruxelles quand Mediacités l’interroge sur l’ouverture en France d’une enquête à l’encontre de Waldemar Kita pour fraude fiscale présumée. A Paris, le Parquet national financier (PNF) nous confirme que « des actes d’enquête » ont bien été menés en Belgique, ce qui met en lumière la dimension internationale du dossier. Et ce n’est pas un seul transfert – celui d’Anthony Limbombe, par exemple, cité dans l’opération « Mains propres » outre-Quiévrain – ou bien les finances du FC Nantes isolément, qui sont visées… « Nous enquêtons sur la situation fiscale personnelle de Monsieur Kita. Elles font suite à un signalement et une plainte de la DGFiP, ce qui est indispensable [le fameux « verrou de Bercy », ndlr]... », confirmait la semaine dernière le PNF à Mediacités. Ses locaux personnels et aussi professionnels, c’est-à-dire le siège du FC Nantes et sa société les Laboratoires Vivacy à Paris, ont ainsi été perquisitionnés.

Il y a un an, nous détaillions ou révélions les montages parfois acrobatiques de Waldemar Kita, déjà surveillés par le fisc. Sa domiciliation à Uccle (Belgique) depuis la vente pour près de 170 millions d’euros de sa société Cornéal SA en 2006 ; les manœuvres autour de la holding belge Flava Groupe, dont dépend le FC Nantes ; où encore l’existence d’une juteuse holding luxembourgeoise, V Plus SA, qui chapeaute ses Laboratoires Vivacy… Contacté, le porte-parole du Parquet du Luxembourg, indique d’ailleurs « ne pas exclure que les autorités françaises sollicitent la justice luxembourgeoise ».

https://www.mediacites.fr/nantes/enquete-nantes/2018/03/22/waldemar-kita-sa-holding-belge-et-largent-du-fc-nantes/

Mais finalement, alors que les informations filtrent difficilement, que risque Waldemar Kita ? « Sur ces fraudes fiscales internationales présumées, le fisc travaille aujourd’hui principalement à partir de l’échange automatique de d’informations et des notes Tracfin et cherche ensuite des éléments de confirmation », analyse Maître Patrick Michaud, avocat fiscaliste international. En portant plainte l’administration fiscale ouvre une procédure administrative pour récupérer des sommes dues à l’État, plus d’éventuelles pénalités. Une procédure pénale y est automatiquement adjointe : une peine d’amende ou d’emprisonnement est donc encourue par Waldemar Kita, même si les condamnations restent rares.                        

Injoignable depuis des jours, le président-propriétaire des Canaris a simplement déclaré à nos confrères de Ouest-France : « Je prends cette procédure avec sérieux, avec une certaine gravité, mais surtout une grande sérénité. » Reste que son effet est dévastateur. Parce qu’elle a provoqué l’abandon du projet de nouveau stade, d’abord. Parce qu’elle renforce la colère d’une bonne part des supporters du club, déjà furieux contre la gestion de ce que certains nomment le « FC Kita », ensuite. De quoi le pousser à jeter l’éponge dans le contexte déjà lourd du décès d’Emiliano Sala et de ses suites juridiques ? Si depuis lundi, les rumeurs et supposition sur un retrait de l’homme d’affaire franco-polonais vont bon train, l’un de ses anciens conseillers en doute. « Avec Nantes c’est une vieille histoire. Il aura du mal à en sortir comme ça. Et surtout, il est bien trop égocentrique pour admettre un échec. »

Parmi ses proches actuels, d’autres vont même plus loin. « Qu’est ce qui empêcherait Waldemar Kita de mener une action contre la métropole pour dédommagement », s’interroge l’un d’entre eux. « Quel est l’élément qui fait que la Métropole décide de ne plus vendre ? L’ouverture d’une enquête ? Et qu’en est-il de la présomption d’innocence ? Derrière tout cela, de l’argent public a été investi. Des gens ont travaillé. On ne joue pas avec ça. »

Bidule_carre_512pxLe FC Nantes, et maintenant ?

Yoann Joubert, lui, n’a pas tardé à sortir bois. Lâché en rase campagne lors de l’abandon du YelloPark version 1, le 9 novembre dernier, le PDG de Réalités confiait à 20 Minutes, quelques heures après l’annonce de Johanna Rolland, son « intérêt » pour une reprise de la SASP FC Nantes, « [avec] des acteurs dynamiques qui aiment ce club et ont envie d’essayer ». Et l'ambitieux entrepreneur d’appuyer opportunément là où ça fait mal : « On voit bien qu’il y a un divorce entre le club et le territoire. On ne peut plus assister à chaque match à une contestation, à des banderoles hostiles. Depuis dix ans, il n’y a que ça. C’est terrible pour l’image de Nantes. »

 

 

Reste une réalité pécuniaire : selon les comptes qui viennent d’être déposés au tribunal de commerce pour la saison 2017-2018, le FC Nantes doit encore 40,9 millions d’euros à Flava Groupe, la holding belge de Waldemar Kita. Car en tant que président-propriétaire il a usé (et parfois abusé) du mécanisme dit « d’abandon de créance avec clause de retour à meilleure fortune ».

Extrait du bilan comptable FC Nantes 2017-2018

Pour schématiser, Waldemar Kita a prêté de l’argent au club, mais avec obligation pour ce dernier de rembourser sa holding une fois les bons résultats financiers revenus, par le biais de la vente de joueurs formés au club notamment. Ce qui est le cas depuis cinq ans (14,7 millions d’euros sont déjà remontés ainsi) même si le bilan de l’année passée est plombé par la valse des entraîneurs (cinq en deux ans, dont le très coûteux Claudio Ranieri) qui a fait exploser la masse salariale.

 

Voilà qui promet d’âpres négociations. On peut estimer que si cession du club il y a, elle ne se fera pas à moins de 60-70 millions d’euros au vu des intérêts financiers d’un Waldemar Kita perçu comme fantasque mais impitoyable en affaires . L'Équipe évalue la valeur du club à 41 millions d’euros tandis que le site spécialisé TransferMarkt la situe plus généreusement à 98,5 millions d’euros.                       

Une sacré somme à laquelle il faudra adjoindre le double de garanties bancaires, requises par la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG). De quoi réduire les chances d’un consortium « local » mené par Réalités ? « Je conseillerais à Yoann Joubert de ne pas se précipiter. Le propriétaire du club est aujourd’hui Waldemar Kita. L’accord qu’il y a avec la Métropole, c’est que si un jour il agrée un acheteur, il nous le présentera », temporise Pascal Bolo. Avec l'augmentation en flèche des droits télévisés de la Ligue 1 à partir 2020 (1,15 milliard d’euros par saison contre 726,5 millions actuellement), « il peut y avoir un vrai intérêt des investisseurs étrangers à acheter en France pour des montants inférieurs à ce que coûtent des équipes anglaises ou espagnoles aujourd’hui », analyse Nathalie Henaff, chargée d’études au CDES (Centre de droit et d'économie du sport) de Limoges.

Un autre paramètre, législatif, est à prendre en compte avec la nouvelle « Loi éthique du sport » en date du 1er mars 2017, qui étend les pouvoirs de la DNCG, le gendarme financier du football. « Elle lui permet d’avoir une vision beaucoup plus précise d’un projet de reprise, en ayant par exemple accès à Tracfin, pour tracer l’origine des investissements, insiste Nathalie Henaff. De quoi refroidir les investisseurs peu sûrs ou avec d’autres objectifs que le football. » Bien sûr le plan initial de Waldemar Kita était plus simple, lui qui depuis 12 ans souhaitait gonfler la valeur à la revente du FC Nantes par la construction et la propriété d’un nouveau stade. « On peut faire quelque chose de très beau avec ce projet », nous glissait-il malicieusement l’an passé. C'était l'an passé.

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 La Beaujoire, et maintenant ?

« Nantes Métropole demeure ouverte à ce que son club, le FCN, puisse le jour venu porter le projet de développement d'une enceinte à la hauteur de son histoire et de son ambition », a souligné lundi 25 février dernier, Johanna Rolland. Façon de dire que la question d’un stade privé à Nantes n’est pas enterrée.

Inauguré en 1984, le stade de la Beaujoire a souvent été qualifié de « vétuste » par les élus comme par les représentants de la société YelloPark. La ville met l’enceinte à disposition du club contre une redevance forfaitaire annuelle de 182 500 euros, qui comprend l’exploitation du centre José Arribas et celle de la plaine de jeux de la Jonelière. En 2014, le caractère forfaitaire, comme le montant modique de cette redevance, ont été sévèrement taclés par la Chambre régionale des Comptes. Une revalorisation est envisagée. Lors d’un bureau municipal, lundi après-midi, Pascal Bolo a assuré qu’il s’y pencherait au moment du renouvellement du protocole d’accord liant le club et la ville en 2021.

Par ailleurs, au début du mandat, un programme de travaux de 12,6 millions d'euros avait été établi « pour des améliorations ponctuelles », souligne Pascal Bolo, en référence au repositionnement du PC Sécurité, au nouvel éclairage LED, au changement des sièges et encore à la rénovation de sanitaires côté tribune Erdre. « A ce jour, nous en avons dépensé la moitié ». Les discussions autour du nouveau stade avaient entraîné un gel des travaux. Pour le reste, « nous allons bien sûr tenir nos engagements ». Mais ni la jauge, ni la configuration de l’enceinte ne vont être retouchées. « La doctrine est claire : pas un sous d’argent public pour construire un nouveau stade ou le rénover de façon importante », insiste l'élu.

Ces menus travaux seront-ils suffisants pour accueillir la Coupe du monde de rugby en 2023 et les Jeux olympiques en 2024 ? Pour le premier évènement, Pascal Bolo n’est pas inquiet, précisant que « les améliorations prévues correspondent à la majorité des items du cahier des charges ». Avant d’ajouter : « Peut-être y aura-t-il un ou deux items où il faudra compenser... » A quelle hauteur ? Dans l’entourage de Waldemar Kita, on assure que « les investissements devront être beaucoup plus importants » pour que Nantes soit en mesure d’accueillir les champions du ballon ovale. « Il faudra bien mettre de l’argent public. Et beaucoup… »

Pour les Jeux olympiques en revanche, l’élu nantais ne cesse depuis des mois de clamer son pessimisme. Aujourd'hui encore, il « persiste et signe : sans nouveau stade, le Comité d’organisation ne peut rien nous garantir car il y aura de la concurrence ». Référence notamment à une métropole comme Strasbourg qui va investir 130 millions d'euros dans le stade la Meinau, mais aussi à Saint-Etienne avec Geoffroy-Guichard, rénové pour l’Euro 2016 de football. Le Cojo devrait communiquer, courant 2019, la liste définitive des stades retenus. En interne, le chiffre de neuf circule avec insistance. Cela laisse-t-il une chance à La Beaujoire, seul stade du grand Ouest à figurer dans la présélection ? En visite mardi 26 février à Nantes, la ministre des Sports Roxana Maracineanu a rappelé dans Ouest-France qu’« a priori, l’organisation de ces deux compétitions majeures ne sera pas remise en cause par l’abandon de ce projet ». Quant au Cojo, il répond à Mediacités par mail que « l’abandon du projet de nouveau stade n’a aucune conséquence sur l’éventuel accueil des épreuves de football à Nantes dans le cadre des Jeux Olympiques de Paris 2024 ». 

 

Édition du 28 février à 18h30 : ajout de la réponse du Cojo.