Quel bilan tirer de la gestion financière de Toulouse Métropole, près de six ans après sa création en janvier 2015 ? C’est à cette question qu’ont voulu répondre les membres du Conseil de Développement (Codev), une émanation de la collectivité toulousaine qui rassemble plus de 200 représentants de la société civile et politique.

Mené par le groupe de travail « finances locales », sous la houlette de Frédéric Caméo-Ponz, vice-président du Codev, ce travail collectif a été entériné pour l’essentiel par la commission permanente du Codev, le 21 novembre dernier. Mediacités a pu se procurer ce document de synthèse, qui doit « permettre aux habitants de se faire une idée plus précise des évolutions et des équilibres budgétaires de la Métropole » et éclairer le débat public dans le cadre des municipales.
Un surplus d'impôt de 203 millions d'euros
À son arrivée à la présidence de Toulouse Métropole, Jean-Luc Moudenc avait dû adapter sa stratégie financière suite à l’annonce, en 2014, de baisses drastiques des dotations de l’État aux collectivités locales. L’élu a ainsi enclenché une forte augmentation des impôts locaux afin de compenser une perte estimée in fine à 263 millions d’euros sur l’ensemble du mandat. Ce que révèle le Codev est surprenant : d’ici à 2020, la Métropole aura récupéré 466 millions d’euros, soit un surplus de 203 millions d’euros. « Ainsi l’augmentation d’impôt couvre très largement le désengagement de l’État », note le Codev. Une analyse contestée par Sacha Briand, vice-président aux Finances de la collectivité : « Dans les 466 millions d'euros, il y a des recettes fiscales qui ont été obtenues grâce à l’arrivée de nouvelles entreprises suite aux investissements que nous avons réalisés, tel que . . .

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