Depuis qu’il a succédé à Pierre Cohen à la mairie de Ramonville-Saint-Agne, en 2008, l’ex-socialiste Christophe Lubac a une bête noire, qu’il retrouve face à lui lors de chaque scrutin : Henri Arevalo, tête de liste d’Europe Écologie les Verts en 2008 et en 2014, et qui sera encore sur sa route dimanche 15 mars. Le candidat écologiste avait réuni près de 27 % des suffrages au premier tour de 2008 comme à celui de 2014. De quoi expliquer les dépenses importantes (plus de 23 000 euros) consenties par Christophe Lubac : chacune de ses voix lui a coûté 10,90 euros, comme le montre l’enquête exclusive de Médiacités, un record parmi les 19 grandes villes du département.

Cette année, le maire sortant de Ramonville se présente sous l’étiquette Génération.s, le mouvement de Benoît Hamon, comme son ami et mentor Pierre Cohen. Et il risque de dépenser autant sinon plus qu’en 2014, tant il aura fort à faire pour distancer son meilleur ennemi écologiste, dont les idées ont le vent en poupe, et une autre liste de gauche conduite par un de ses anciens adjoints, soutenue par le PS de Haute-Garonne.

Dans notre tableau ci-dessous, la médaille d’argent des dépenses électorales de 2014 revient à Arnaud Lafon, le maire de Castanet-Tolosan, alors élu sous l’étiquette du MoDem. Passé depuis chez Les Républicains, Arnaud Lafon avait dépensé 6,90 euros par voix obtenues au second tour pour battre de moins d’une centaine de voix Marc Tondriaux (PS) et le divers droite Patrice Tournon, qui avait obtenu 20 % des voix au premier tour. En 2020, Arnaud Lafon avait décidé de ne . . .

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