Toulouse est une ville jeune. Selon l’Insee, 151 918 des 474 438 habitants ont entre 15 et 29 ans, soit 32 % de la population. Ce poids fait-il de la jeunesse un enjeu important pour les candidats aux municipales ? Rien n’est moins sûr, car si nombreux soient-ils, les jeunes citoyens sont souvent ceux qui votent le moins. En 2014 et au niveau national, alors que l’abstention globale était de 36,5 % selon le ministère de l’Intérieur, un jeune sur deux n’est pas allé voter aux municipales d’après une étude réalisée par l’Association nationale des conseils d'enfants et de jeunes (Anacej), une structure qui œuvre pour une plus grande participation des jeunes aux décisions publiques.

La mobilisation sera-t-elle différente pour ce scrutin ? Les candidats se préoccupent-ils de cet électorat ? Et si oui comment font-ils pour le pousser à se rendre aux urnes ? Mediacités a posé ces questions aux principaux candidats au Capitole.

Pour l’ancien adjoint de Jean-Luc Moudenc, Franck Biasotto, il faut changer de medium pour atteindre les jeunes électeurs. « Bourrer les boîtes aux lettres de tracts, même recyclés, cela ne fonctionne pas. C’est par les réseaux sociaux qu’il faut passer », estime le dissident LREM, dont la liste Toulouse Belle & Forte est soutenue par le Modem. « On passe en moyenne quatre heures par jour sur son téléphone portable, poursuit-il. Les vidéos, les enregistrements... Il faut être très présent sur ce type de médias. »

Convaincre les jeunes électeurs de prendre le chemin des urnes, c’est l’approche choisie par Archipel Citoyen. Le mouvement qui réunit citoyens non-encartés et militants politiques . . .

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