Trois mois après le premier confinement, les actionnaires de Vinci Autoroutes ont touché, comme chaque année, le jackpot : 1,3 milliard d'euros de dividendes correspondant au solde à payer pour l'année 2019. Si d'autres entreprises, comme Eiffage, également exploitant d'autoroutes, ont annoncé dès le mois mars qu'elles renonceraient au versement des dividendes en 2020, rien de tel chez Vinci Autoroutes. Pourquoi priver les actionnaires alors que les trois filiales du groupe (ASF, Escota et Cofiroute) ont produit 531,5 millions d'euros de bénéfices au premier semestre 2020, malgré la baisse du trafic ? Pas suffisant, en revanche, pour que le groupe renonce à demander l'aide de l’État.

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Isabelle Jarjaille
Journaliste indépendante​ depuis 2011​, j'enquête sur la gestion des services publics par le privé et son impact sur les finances publiques.​ ​Mon livre enquête "Services publics délégués au privé, à qui profite le deal ?" est sorti le 27 mars 2018​. ​Je suis également en charge du cours Techniques d'enquête en licence Info Com à l'IUT de Lannion et je porte un projet d'éducation aux médias dans deux lycées agricoles. Je suis membre du bureau du Club de la presse de Bretagne, pour promouvoir les médias et ceux qui les font au quotidien : les journalistes, notamment les pigistes.