En Haute-Garonne, une médecine du travail hors des clous

Le service de santé au travail Prévaly a décidé de déléguer à des infirmiers une partie des tâches incombant à des médecins du travail. Une pratique illégale.

prevaly médecine travail novembre 2022 GC
Prévaly suit la santé des 380 000 salariés travaillant dans 25 000 entreprises. / Crédit photo GC-Mediacités

Toulouse ne pâtit pas que de la pénurie de médecins généralistes, sur laquelle Mediacités a enquêtée. Comme d’autres, la ville souffre aussi d’un manque de médecins du travail. Pour remédier en partie au problème, Prevaly, service de prévention et santé au travail interentreprises (SPSTI), a choisi de déléguer une partie des missions qui incombent aux médecins à des infirmiers. Médecine au rabais ou pragmatisme utile ? La solution peut être débattue… mais elle est aujourd’hui illégale.

Les SPSTI, qui ont un statut associatif, sont chargés, entre autres, de suivre l’état de santé des salariés de leurs entreprises adhérentes. Ils emploient des médecins, des infirmiers, des ingénieurs en prévention, des ergonomes etc. Dans le cas de Prevaly, ces spécialistes sont répartis entre 11 centres, la plupart dans l’agglomération toulousaine. Le service suit les 380 000 salariés de 25 000 entreprises.
Déléguer certaines tâches aux infirmiers
Face au manque de médecins du travail, Prevaly a décidé en janvier 2022 de déléguer les visites d’embauche et périodiques de certains salariés en suivi individuel renforcé. Ici, il s’agit des titulaires d’une habilitation électrique, d’une autorisation de conduite (de matériels de levage comme les grues par exemple), ainsi que ceux exposés aux risques biologiques 3 et 4 ou à la manutention manuelle de charge lourde.

En l’absence de contre-indication médicale repérée par l’infirmier ou de difficult . . .

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Publié le

Temps de lecture : 3 minutes

Par Pauline Chambost