Tourcoing : l’Institut du Monde Arabe lutte pour sa survie

Inaugurée en grande pompe en novembre 2016, l’antenne tourquennoise de l’IMA se cherche toujours un avenir après des débuts catastrophiques.

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La façade de l’Institut du Monde Arabe de Tourcoing. Photo : Sylvain Marcelli

Ouf, il est venu ! Ce 5 octobre, quand Gérald Darmanin est arrivé, très en retard, au vernissage de l’exposition du photographe égyptien Youssef Nabil, l’espoir était palpable chez les salariés de l’Institut du Monde Arabe de Tourcoing (IMA-Tourcoing). La présence du ministre de l’Action et des Comptes publics annonçait-elle enfin des jours heureux pour cette structure victime d’un démarrage chaotique ? Voire l’assurance que les travaux d’agrandissement du lieu allaient enfin commencer ? Interrogé ce jour-là par Mediacités, l’ex-maire de Tourcoing et président de la structure chargée de la gestion du musée, l’affirme : « On commence les travaux l’année prochaine. Il y a 10 millions d’euros sur la table. On termine les plans. » Avant de s’enhardir : « À terme, on peut même imaginer ici un resto, des commerces… Il y a plein de place au sous-sol ! »

Le discours est volontariste. Trop ? Vérifications faites, Gérald Darmanin s’est clairement emballé. Joints par Mediacités, les trois financeurs de l’IMA-Tourcoing (la Région à 50 %, la Ville à 25 % et la MEL à 25 %) expliquent que les études de préfiguration du projet d’agrandissement n’ont pas encore été lancées. Une extension pourtant indispensable à la viabilité du lieu. Installé dans l’ancienne école de natation, en centre-ville, le petit frère de l’Institut du monde arabe de Paris est actuellement confiné dans 700 mètres carrés. Pour s’épanouir, il attend la réhabilitation du grand bassin et des vestiaires de cette piscine construite en 1904 : 2 800 mètres carrés supplémentaires. Chiffrés à 13 millions d’euros, les travaux, initialement prévus en 2019, paraissent repoussés aux calendes grecques...
De Percheron à Darmanin
Cette absence de . . .

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Publié le

Temps de lecture : 7 minutes

Par Sylvain Marcelli et Alexandre Lenoir