Depuis plusieurs jours, Violette Spillebout, Stéphane Baly et Martine Aubry font un rêve. Debout derrière un pupitre, dans le rond central de la pelouse du stade Pierre Mauroy, ils observent le public venu écouter leurs arguments de campagne. Deux soirs de suite ! Les 83 862 Lillois ayant boudé les urnes le 15 mars dernier se sont tous déplacés. Et ils sont là. A portée de voix. Convaincre ne serait-ce que 5 % d’entre eux et l’élection tournera en leur faveur. Les trois candidats tapotent le micro pour vérifier qu’il fonctionne. Le larsen déchirant du réveil-matin leur répond. Une nouvelle journée de campagne commence. Avec en ligne de mire, ces abstentionnistes du premier tour qu’il va falloir chercher avec les dents.
La chasse aux abstentionnistes
A vrai dire, la grande chasse aux abstentionnistes a débuté au lendemain du premier tour. Dès le lundi 16 mars, des collaborateurs de Martine Aubry et Violette Spillebout se sont rendus à la préfecture pour consulter et photocopier les listes d’émargement. C’est tout à fait légal
Chasse légale aux abstentionnistes
La liste d’émargement est communiquée par la préfecture à tout électeur qui en fait la demande dans un délai de dix jours suivant l’élection. Une possibilité visant à assurer la transparence du scrutin. Aucune disposition législative n’interdit les initiatives de nature à inciter les électeurs à voter. De telles initiatives ne sont pas condamnables en soi, mais elles le deviennent dès lors que les renseignements nominatifs recueillis au cours du déroulement du scrutin sont utilisés de façon préférentielle et constituent alors une forme de pression susceptible d’affecter le résultat, comme l’a . . .

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