Parti à sa demande le 31 octobre après neuf ans de bons et loyaux services, Christophe Bécuwe, directeur général de l’Office public de l’habitat (OPH) Partenord, ne rejoindra pas son concurrent privé Vilogia. « L’idée de recruter M.Bécuwe (...) a été un temps envisagée mais ne se concrétisera pas », nous écrit un attaché de presse de l’entreprise sociale de l’habitat. Et d’enfoncer le clou : « M. Bécuwe n’intègrera pas Vilogia ».

Ce démenti formel fait suite à l’émoi provoqué par la possibilité d’un tel transfert chez une partie au moins des salariés de l’OPH. Dans des tracts au vitriol, deux organisations syndicales de Partenord, la CFDT et l’Unsa, ont critiqué l’éventualité de ce « pantouflage » en soulignant que leur ex-directeur général avait lui-même demandé à partir. Mais celui-ci n’a pas démissionné. Il a obtenu du Conseil d’administration de l’OPH de bénéficier d’une rupture conventionnelle. Ce départ amiable ouvre droit automatiquement à une indemnité équivalente à une indemnité de licenciement correspondant, compte tenu de son ancienneté, à deux ans de salaires. Soit environ 240 000 euros.

Ce montant, quoique confortable, n’est pas en cause. Il est strictement règlementé (en l’occurence par le code de construction et de l’habitation). Le motif de départ pose davantage question à certains élus du personnel. Selon Caroline Thomas, déléguée syndicale Unsa, l’ex-directeur général « a demandé à partir parce qu’il ne se sentait plus capable d’assumer la pression ». Là encore, l’argument n’est pas en soit surprenant. Avec près de 52 000 logements, Partenord est le deuxième office HLM de France et la charge est effectivement très lourde, encore plus avec le Covid, nous confirme un excellent connaisseur . . .

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