S’il ne rugit et ne souffle pas de la fumée et du feu aussi souvent qu’escompté, le Dragon de Calais est devenu en quelques mois l’organe premier de la communication municipale. La bête est spectaculaire, les touristes qui voyagent sur son dos sont généralement conquis et sa mise en service a accompagné une rénovation réussie du front de mer. Mais la mission que lui a assigné la maire Natacha Bouchart s'avère particulièrement difficile : changer l’image de la ville devenue, malgré elle, un symbole de la crise migratoire ; et donner le signal d’un renouveau économique.

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Morgan Railane, Aletheia Press
Je vis près de Calais, d'où je dirige une agence de presse, Aletheia Press, qui compte une dizaine de journalistes en France. Après quelques années d'actualités et d'informations économiques, je me consacre actuellement à des formats plus longs et de l'investigation. Je suis également l’auteur (avec mon confrère Thierry Butzbach) du premier livre-enquête sur la dentelle de Calais, Qui veut tuer la dentelle de Calais?, 2010, Les Lumières de Lille.