« Lorsque j’ai voulu déposer plainte contre mon copain, la police m’a dit que j’allais ruiner sa vie. » En 2014, Alizée vit une relation abusive avec son petit ami. Après une énième dispute, au terme de laquelle il la jette hors de chez lui, elle se rend seule au commissariat central de Lille, rue de Marquillies. Les policiers consentent seulement à enregistrer les faits sous forme d’une "main courante". Mais derrière la porte fermée à clé de la salle dans laquelle le fonctionnaire la reçoit avec un collègue, l’affaire se complique. « Il me posait des questions intimes : la fréquence de nos rapports sexuels, ce qu’il [son agresseur] aimait au lit, ce que moi j’aimais au lit… », souffle-t-elle.

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