Des tensions commençaient à monter, dimanche en tout début d’après-midi au Peigne bleu, l’une des unités de vie du centre de rétention de Lyon, à proximité de l’aéroport Saint-Exupéry. Une « embrouille » entre personnes retenues de nationalités différentes selon plusieurs participants.

Les policiers sont arrivés et ont donné l’ordre à tous les hommes de regagner leurs chambres. Et à ce moment-là, Houssem Bokok, Algérien de 21 ans retenu depuis une quarantaine de jours, aurait lancé un mot en arabe. Une insulte, reconnaît l’un de ses camarades, qui précise qu’elle s’adressait, d’après lui, moins aux policiers qu’à la situation.

« L’embrouille avait commencé vers 12 h 45, précise Béchir, joint par téléphone au centre de rétention. Elle n’avait rien à voir avec lui mais les policiers ont entendu ce qu’il a dit et l’un d’eux a compris le mot en arabe. Ils nous ont fait sortir d’une chambre où on était à trois et ils ont fait entrer Houssem. Après ils se sont enfermés avec lui. Je pense qu’ils étaient huit ou neuf. Il y a eu beaucoup de cris mais je ne crois pas qu’ils l’aient frappé à ce moment-là. »

Houssem dit de son côté qu’il a reçu « des coups de ceinture » dans la cellule. « Après, poursuit Béchir, ils ont rouvert la porte et ils l’ont emmené, ils lui tenaient les bras dans le dos et ils l’ont conduit au mitard. À ce moment-là, il n’avait aucune trace de coup. »

Multiples contusions
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