Les conseils de Nicolas Sarkozy valent de l’or, et ce jusqu’en Russie. Selon nos informations, l’ancien président de la République, redevenu avocat après sa défaite à la présidentielle de 2012, a conclu en 2019 un contrat de conseil pluriannuel, dont le montant total s’élève à 3 millions d’euros, avec le groupe d’assurances russe Reso-Garantia, contrôlé par deux frères russo-arméniens, les milliardaires Sergey et Nikolay Sarkisov. Ce dernier a occupé, de 2014 à 2019, le poste de consul général d'Arménie à Lyon [lire ci-dessous].

Nicolas Sarkozy a reçu, début 2020, au titre de ce contrat, un paiement de 500 000 euros en provenance de Russie sur son compte à la banque Edmond de Rothschild. L’établissement n’a pas fait de déclaration de soupçon à Tracfin, le service de renseignement de Bercy. Contacté à ce sujet, Edmond de Rothschild a refusé de répondre.

Mais Tracfin a tout de même découvert l’existence de ce virement russe, et a effectué un signalement au Parquet national financier (PNF). Lequel a ouvert à l’été 2020 une enquête préliminaire pour « trafic d’influence » visant Nicolas Sarkozy. Les enquêteurs se sont récemment rendus au siège d’Edmond de Rothschild France, afin de s’y faire remettre des documents. Contacté, le PNF s’est refusé à tout commentaire.

La justice cherche à vérifier si l’ancien chef de l’État a seulement agi comme consultant, ce qui serait parfaitement légal, ou s’il se serait adonné à des activités de lobbying potentiellement délictuelles pour le compte des oligarques russes.

Le family office des frères Sarkisov nous a répondu qu’ils sont « honorés de confirmer » que leur société d’assurances Reso-Garantia a embauché Nicolas Sarkozy en juillet 2019 en tant que « conseiller spécial » et « président du comité de conseil stratégique auprès du conseil d’administration ». Ils avaient, jusqu’ici, décidé de ne pas dévoiler publiquement cette information.

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Nikolay (à gauche) et Sergey (à droite) Sarkisov contrôlent 58% du groupe d'assurances russe Reso-Garantia. © D.R.

Les frères Sarkisov informent, sans plus de détails, avoir « déclaré cette nomination aux autorités publiques françaises ». Ils ajoutent que l’ancien président n’est « absolument pas impliqué dans les affaires privées de [leur] famille » : « Le travail de Monsieur Sarkozy et de son équipe est strictement limité à Reso », sur des « projets multinationaux majeurs, qui sont tous de nature commerciale, situés exclusivement hors de France, et qui n’impliquent aucun gouvernement ou agence gouvernementale ».

« Monsieur Sarkozy est un excellent négociateur et un excellent avocat [...]. Nous sommes très satisfaits des progrès qui ont été réalisés en matière commerciale lorsque M. Sarkozy a été impliqué [dans des dossiers] », ajoute de son côté le responsable de la communication de Reso-Garantia.

Nicolas Sarkozy n’a pas d’expérience connue dans l’univers de l’assurance. Reso-Garantia a refusé de préciser pour quels projets il a sollicité l’ancien président, le montant de sa rémunération, et s’il a été embauché en tant qu’avocat. Nicolas Sarkozy n’a pas répondu de son côté [lire ci-dessous l'encadré En coulisses].

S’ils insistent sur le rôle de Nicolas Sarkozy « hors de France », Sergey Sarkisov, 61 ans, et son frère Nikolay, 52 ans, qui font partie des hommes les plus riches de Russie – avec une fortune estimée à 1,7 milliard de dollars par le magazine Forbes – possèdent bien d’importants intérêts dans l’Hexagone : Axa est le second actionnaire de Reso, et Nikolay possède un énorme patrimoine immobilier de luxe en France. L’une de ces opérations immobilières à Courchevel a attiré l’attention de la justice en 2014. 

1. Un montage offshore pour les millions d’Axa

Les deux frères contrôlent aujourd’hui 58 % du capital de Reso, l’un des assureurs les plus importants du pays. L’entreprise a été fondée par l’aîné, Sergey Sarkisov, en 1991, après une première expérience dans l’assurance à l’époque soviétique. Le géant français des assurances Axa a acquis 36,7 % du capital du groupe en 2008 pour 810 millions d’euros.

Selon nos informations, les frères Sarkisov ont mis en place un tortueux montage offshore pour opérer cette cession. En juillet 2006, ils ont commencé par créer une société à Chypre, Stanpeak, elle-même contrôlée par une coquille offshore immatriculée aux îles Vierges britanniques, l’un des pires paradis fiscaux de la planète.

Stanpeak a ensuite créé une société au Luxembourg, RGI Holdings SARL, contrôlant une seconde société aux Pays-Bas, RGI Holdings BV, dans laquelle les deux frères ont logé leur participation dans Reso. Le tout grâce à un système complexe de certificats émis par une fondation néerlandaise... 

C’est de la coquille néerlandaise RGI Holdings que le groupe Axa est devenu actionnaire, moyennant 810 millions d’euros. Le montage visait-il à réduire la fiscalité des oligarques ? À opacifier les flux financiers ? Axa et les frères Sarkisov se sont refusés à tout commentaire au sujet de leur relation d’affaires.

L’assureur français s’est en tout cas montré très généreux envers les oligarques. En mars 2008, juste avant le bouclage de l’opération, Axa a accepté de prêter la bagatelle de 1 milliard de dollars à Stanpeak, la holding chypriote des frères Sarkisov [voir notre document ci-dessous]. Les protagonistes refusent de s’expliquer sur ce prêt, qui a été remboursé en 2012.

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Document Mediapart

Nicolas Sarkozy a été embauché comme conseiller par Reso en juillet 2019. Coïncidence : trois mois plus tard, les frères Sarkisov ont déverrouillé et simplifié la structure de détention de Reso ; la société néerlandaise disparaît alors, et Axa, qui ne détenait auparavant que des certificats, devient directement actionnaire de la holding luxembourgeoise RGI Holdings, qui contrôle désormais l’assureur russe.

L’ancien chef de l’État a-t-il été embauché par les frères Sarkisov pour faciliter les relations avec Axa ? Les protagonistes ont refusé de répondre à cette question. 

Nicolas Sarkozy est, en tout cas, proche du groupe français. Axa est un gros client du cabinet d’avocats Claude & Sarkozy (récemment rebaptisé Realyze) depuis plus de vingt-cinq ans.

Selon un document interne consulté par Mediapart, le cabinet a géré, entre 1994 et 2015, près de 800 dossiers pour Axa Banque, la division bancaire du groupe, principalement dans le domaine du recouvrement de créances. Ces affaires étaient gérées en direct par l’ancien associé de Nicolas Sarkozy et ex-patron du cabinet, Arnaud Claude, qui a pris sa retraite peu avant d’être condamné en octobre 2019 à trois ans de prison avec sursis pour avoir aidé Patrick Balkany à frauder le fisc. Axa s’est refusé à tout commentaire. Nicolas Sarkozy n’a pas répondu.

2. Les villas françaises et l’enquête judiciaire à Courchevel

Cadet des frères Sarkisov, Nikolay, parfaitement francophone, est tombé amoureux de la France il y a plus de dix ans, en y passant ses vacances dans les lieux les plus prisés des milliardaires russes : la Côte d’Azur et Courchevel. Sur les réseaux sociaux, il affiche, comme son frère, le style de vie décomplexé typique des milliardaires russes, notamment lors de leurs vacances entre yachts et villas.

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Nikolay Sarkisov et son épouse à Courchevel en mars 2018. © Instagram de llona Kotelyukh

Au milieu des années 2000, Nikolay achète un premier chalet dans la très chic station de ski savoyarde. Dans la foulée, il s’offre une villa au-dessus de la plage de la Mala à Cap-d’Ail, juste à côté de Monaco. « Il était courtois, très agréable. Il était très souvent à Monaco », raconte un homme d’affaires qui l’a connu à l’époque. 

Nikolay Sarkisov s’est constitué, au fil des années, un énorme patrimoine immobilier en France, dont la valeur totale atteint les 200 millions d’euros, selon notre enquête. Nous avons recensé 26 sociétés françaises détenues par l’oligarque, lesquelles possèdent au moins 17 biens immobiliers de luxe dans l’Hexagone. 

La plupart de ces sociétés sont détenues via des coquilles luxembourgeoises, elles-mêmes contrôlées par des holdings de Nikolay Sarkisov immatriculées à Chypre, baptisées Arrowband Ltd, Milesfield Ltd ou Worldcorp Ltd.

Nikolay Sarkisov possède ainsi un luxueux duplex de 600 mètres carrés dans le XVIe arrondissement de Paris, qui a été cambriolé en octobre dernier. Selon Le Parisien, les voleurs sont repartis avec un butin d’une valeur de plus de 500 000 euros, dont des montres de luxe, des bijoux, une statue en bronze et des fourrures.  

Nikolay Sarkisov investit surtout dans les lieux de villégiature russes. Il possède ainsi cinq villas à Saint-Tropez, dont un ensemble de deux maisons payé 30 millions d’euros, ainsi qu’un vignoble dans la commune voisine de Ramatuelle. Il a également acquis cinq propriétés dans les Alpes-Maritimes, dont une villa au Cap d'Antibes, prisé des ultra-riches.

Parmi les joyaux de cet empire immobilier, il y a le château de Saint-Amé, à Ramatuelle, et son parc de 14 hectares, popularisé par le film Le Gendarme en balade avec Louis de Funès. À Cannes, l’oligarque s’est offert pour 21 millions d’euros une demeure aux allures de château et son terrain de 16 hectares. Citons enfin le château Malet à Cap d’Ail, à côté de Monaco, une somptueuse demeure de 1 000 m2 du XIXe siècle, avec sa salle de bal dotée d’un plafond peint de 15 mètres de haut, son parc de 6 hectares et sa vue imprenable sur la Méditerranée.

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La salle de bal du Chateau Malet, à Cap d'Ail (Alpes Maritimes) © D.R.

La rumeur du recrutement de Nicolas Sarkozy par le groupe de l’oligarque russe s’est propagée entre Monaco et Saint-Tropez. « On m’a dit qu’il allait me dévorer tout cru parce qu’il s’est fait accompagner par le cabinet de Nicolas Sarkozy dans ses affaires », raconte un homme d’affaires azuréen en conflit avec Nikolay Sarkisov. Questionné par Mediapart, le milliardaire russe a répondu que l’ancien chef de l’État n’intervient pas dans ses affaires privées, dont l’immobilier fait partie.

Nikolay Sarkisov est également très actif à Courchevel, où il possède neuf sociétés (dont deux de gestion hôtelière) et quatre luxueux chalets, dans lesquels il a investi plus de 50 millions d’euros.

Pour les deux plus grosses opérations, le milliardaire s’est associé à 50-50 avec François-Xavier Susini, un entrepreneur immobilier corse résidant en Suisse, qui connaît la station comme sa poche. Depuis la mi-2019, les deux hommes sont à couteaux tirés et se battent devant les tribunaux au sujet du financement du chalet Apopka, une demeure d’exception à 26 millions d’euros, dont les travaux ont pris du retard (lire ici et ). 

Comme l’a révélé l’AFP, la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Lyon a lancé en 2014 une enquête portant sur des soupçons de blanchiment lors d’opérations immobilières menées à Courchevel par plusieurs investisseurs russes. Nous avons pu vérifier qu’une des opérations citées dans la dépêche correspond au premier projet mené par Sarkisov et Susini.

En 2010, ils avaient acheté, démoli puis reconstruit un chalet pour 17 millions d’euros. Selon l’AFP, la justice s’interroge sur les « circuits atypiques » de financement de l’opération, réalisée à travers des sociétés immatriculées au Luxembourg et à Chypre.

Interrogé par Mediapart, le parquet de Lyon indique que la procédure, portant sur des faits présumés d’« abus de confiance, abus de biens sociaux, faux et usage de faux, blanchiment en bande organisée », est « toujours en cours d’instruction ». Le parquet n’a pas  précisé si l’opération de Sarkisov et Susini était visée par les enquêteurs.

« L'enquête (s'il en existe une) n'a rien à voir avec les [frères] Sarkisov », nous a répondu leur porte-parole. « C’est un mystère, car vous évoquez une enquête de 2014, et elle n’a à ce jour pas été notifiée à M. Susini, qui n’a fait l’objet d’aucune audition », nous a répondu l’avocat de l’homme d’affaires corse, Maurice Lantourne. « Concernant l’opération elle-même, les fonds ont été vérifiés et tracés, il n’y a aucun problème », a-t-il précisé.

3. Le consul de Lyon possédait le consulat

Un autre investissement immobilier de Nikolay Sarkisov pose question, mais à Lyon cette fois. Pour comprendre, il faut remonter à son père Eduard, haut fonctionnaire soviétique d’origine arménienne, qui a participé à la création du ministère du commerce extérieur de l’URSS et a ensuite emmené sa famille à Cuba, où il était en poste au début des années 1960.

Sergey et Nikolay ont hérité de leur père la double nationalité russo-arménienne. Ils sont très engagés aux côtés de l’Arménie, y compris financièrement. Sergey a produit un documentaire sur le génocide arménien récompensé par un prestigieux Emmy Award. Selon leur family office, les deux frères ont même démissionné de leurs fonctions d’administrateur de Reso en 2013 pour devenir consuls d’Arménie.

En novembre 2012, l’Arménie souhaite implanter un nouveau consulat à Lyon. Selon nos informations, Nikolay Sarkisov achète l’année suivante, pour 1,8 million d’euros, un immeuble passage Feuillat. En juillet 2014, c’est lui qui a été nommé comme premier consul d’Arménie à Lyon, et qui a inauguré le consulat... installé dans le bâtiment qu’il avait acheté l’année précédente.

Le milliardaire a-t-il obtenu son poste de consul en échange de la mise à disposition gracieuse des locaux ? Nikolay Sarkisov et l’ambassadrice d’Arménie en France ont refusé de répondre à cette question.

Cette pratique a été jugée problématique par le nouveau premier ministre arménien Nikol Pashinyan. En avril 2019, il a indiqué que plusieurs consuls, choisis en dehors du corps diplomatique, ne recevaient aucun salaire, et subventionnaient parfois leur propre consulat.

« C’est assez étrange, parce que ça donnait l’impression que parfois, il y avait des situations où ils [les consuls] étaient dans leur ambassade, où même l’immeuble, et tout le reste, appartenait à un individu. Pourtant, ils parlaient au nom de l’État », a déclaré Nikol Pashinyan. Le premier ministre a décidé de mettre fin à cette pratique, ce qui a nécessité le vote d’un budget supplémentaire pour rémunérer les nouveaux consuls. 

Parmi les représentations diplomatiques concernées figuraient celle de Lyon, mais aussi celle de Los Angeles. Le consul en était, entre 2013 et 2018, Sergey Sarkisov, le grand frère de Nikolay. Selon le site d’information arménien FIP, il finançait de sa poche les « frais d’assurance obligatoires » des salariés du consulat.

« Toute suggestion selon laquelle [les frères] Sarkisov auraient fait quelque chose d’inapproprié, enfreint un règlement ou reçu des critiques du gouvernement est entièrement fausse et fictive », nous a répondu leur family office.

Ce même porte-parole souligne que Sergey Sarkisov, qui a quitté son poste diplomatique à Los Angeles en 2018, « a reçu la plus haute décoration personnelle du ministre des affaires étrangères de l'Arménie du gouvernement dirigé par son excellence le premier ministre Pashinyan pour son service à la nation », et a été décoré « de l'ordre d'honneur d'Arménie par le président de l'Arménie pour ses réalisations extraordinaires dans la fonction publique ».

Il ajoute que Sergey Sarkisov a quitté son poste de consul à Lyon « bien après » le mois d’avril 2019, et que le consulat est toujours installé dans son immeuble : « L'Arménie n'est pas la nation la plus riche du monde et accepte le soutien de la diaspora [...]. Si les autorités arméniennes avaient un problème avec l'utilisation du bâtiment du consulat, elles l'auraient depuis longtemps abandonné et l’auraient rendu à M. Sarkisov. »

4. Résidence monégasque et paradis fiscaux

Les frères Sarkisov sont de grands adeptes des paradis fiscaux, et pas seulement pour leurs sociétés. Selon nos informations, Sergey a obtenu dès 2010 la très convoitée résidence fiscale à Monaco, où l’impôt est égal à zéro. Son porte-parole nous a précisé qu’il vit dans la principauté depuis 2018, lorsqu’il a quitté les États-Unis à la fin de sa mission de consul.

Le cas de Nikolay est plus mystérieux. Dans les documents déposés aux registres du commerce par ses sociétés, consultés par Mediapart, il indiquait, jusqu’en 2016, habiter à Moscou. Entre janvier 2018 et mars 2019, il a déclaré comme adresse celle du consulat d’Arménie à Lyon.

En décembre 2019, il indiquait résider dans un immeuble de la marina de Dubaï, paradis fiscal des Émirats arabes unis. Nous avons pu effectuer des vérifications sur place : l’agent de sécurité de l’immeuble indique ne pas connaître Nikolay Sarkisov, et il n’y a pas de nom sur la porte de l’appartement.

Enfin, en juillet 2020, le milliardaire a déclaré une adresse à Chypre, l’un des paradis fiscaux préférés des Russes fortunés, dans la ville balnéaire de Limassol.

Nikolay Sarkisov a-t-il résidé en France et y a-t-il payé des impôts ? A-t-il habité à Dubaï, et aujourd’hui à Chypre ? En juillet 2019, le directeur général adjoint de Reso-Garantia déclarait que les deux frères vivent « en Europe de l’Ouest », sans plus de détails. Sollicité par Mediapart, le porte-parole de Nikolay Sarkisov a répondu qu’il « partage son temps entre plusieurs pays ». Sans préciser celui où l’oligarque a établi sa résidence fiscale.

logo mediapartMediacités reproduit ici un article publié ce 15 janvier par Mediapart sous le titre « Les millions russes de Nicolas Sarkozy ». Comme ce fut déjà le cas avec la reprise de certaines de nos enquêtes par Mediapart, nous nous réjouissons que le partenariat éditorial noué entre nos deux journaux permette de proposer une information indépendante à un maximum de lecteurs.


Note des auteurs de l'enquête. Joint par téléphone en novembre 2020, Nikolay Sarkisov a refusé de nous répondre au motif que nous l’avons appelé sur son portable personnel. Nous avons ensuite envoyé des questions écrites, auxquelles le family office de Sergey et Nikolay Sarkisov a répondu par courriel.

À la suite de ces réponses, nous avons décidé de poursuivre notre enquête. Nous avons envoyé de nouvelles questions écrites à Sergey et Nikolay Sarkisov le 13 janvier. Nous avons reçu le lendemain deux réponses, du family office des frères Sarkisov et de leur groupe d'assurances Reso-Garantia.  

Questionné à deux reprises via son attachée de presse Véronique Waché, Nicolas Sarkozy n’a pas répondu.

Le PNF nous a répondu qu’il « ne souhaite pas communiquer » sur cette affaire. 

Axa et la Banque Edmond de Rothschild nous ont répondu qu’ils ne souhaitent pas faire de commentaire.

L’assistante de l’ambassadrice d’Arménie en France, Hasmik Tolmajyan, nous a indiqué en novembre 2020 que Madame Tolmajyan n’avait pas le temps de nous répondre en raison du conflit alors en cours au Haut-Karabakh. Relancée le 13 janvier, elle n’a pas répondu.

L’avocat de François-Xavier Susini, Me Maurice Lantourne, nous a répondu par téléphone.