La photo donne plutôt envie. Non mitoyenne, la maison est située à Nantes, dans le quartier Doulon. Trois chambres, un bureau, salon traversant, garage, grenier, jardin clos arboré de 670 m² avec petites dépendances… Le tout a l'air en bon état mais nécessitera de sérieux coups de pinceaux. Tarif affiché : 305 000 euros pour 110 m² habitables, dans un secteur où, selon les statistiques immobilières, ce type de logement se négocie généralement près de 60 000 euros plus cher. Y aurait-il un loup derrière cette offre alléchante ?

Le loup n'est pas masqué. Dans le descriptif, l'annonce précise : « Bien proposé en immobilier interactif. Début des offres le mercredi 5 septembre 12h30, fin des offres jeudi 6 septembre 12h30. Pas des enchères : 4 500 euros. » Nous y voilà. Immobilier interactif, quésaco ? « Ce processus permet de vendre votre bien immobilier au meilleur prix du marché par le moyen d'un appel d'offre sur internet réunissant les acquéreurs potentiels pendant une durée limitée pour réaliser leurs offres d'achat », répondent les Notaires de France sur leur site internet.
Une maison aux enchères
Concrètement, un propriétaire charge un mandataire de mettre son bien en vente. Ensemble, ils fixent la première offre possible, les conditions et calendrier de la vente. Charge au notaire de diffuser l'annonce avec photo, descriptif, et horaires des visites sur des sites internet comme notaires.fr, ouestfrance-immo.com, leboncoin.fr ou seloger.com. Des visites sont organisées et les acquéreurs potentiels se font connaître en signant une demande d'agrément. Une fois validée, elle leur permet d'accéder à la vente via internet. À l'heure dite, derrière leur écran, ils peuvent alors participer aux enchères, en suivant durant 24 heures l'évolution en temps réel des autres offres.

C'est un collectif de notaires qui a lancé l'immobilier interactif en 2009 (alors connu sous le nom de Vente Notariale Interactive). À l'époque, le marché de la pierre . . .

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