Passée inaperçue auprès du grand public, la nouvelle a fait grand bruit dans le Landerneau académique nantais, voire français. Dans une note publiée le 25 mai dernier – et succinctement évoquée par Le Monde –, la Cour des comptes classe l’École centrale de Nantes parmi les sept établissements d’enseignement supérieur (six universités et une seule école d’ingénieurs) à la situation financière « très dégradée » (niveau 1). Ce qui, selon les magistrats de la rue Cambon, implique des « difficultés financières avérées » ainsi qu’un « risque d’insoutenabilité à court ou moyen terme ».

Dans cette école d'ingénieurs quasi-centenaire et reconnue pour son excellence académique et scientifique, la nouvelle a provoqué un petit séisme. « On n'a jamais été alertés sur ce genre de choses au conseil d’administration, confie Michel Coret, enseignant-chercheur et administrateur de l’école. Cela faisait un moment qu’on avait des doutes, mais là on est tombé des nues. » L’ensemble des témoignages et documents recueillis par Mediacités concordent : la stupeur passée, tous les regards se tournent vers l’équipe de direction, et plus précisément vers Arnaud Poitou, le directeur qui pilote depuis six ans ce paquebot de plus de 2000 élèves et 550 enseignants chercheurs.      . . .

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Thibault Dumas
Franco-américain, je suis journaliste professionnel à Nantes depuis plus de dix ans, en radio puis en presse écrite, comme pigiste désormais. Je collabore avec Mediacités, édition nantaise, depuis la préparation de son lancement, en 2017. Je n'ai pas de spécialité en tant que telle mais j'enquête plutôt (seul ou en équipe) sur les montages fiscaux (Waldemar Kita, FC Nantes, Manitou, etc), la politique sous toutes ses formes, le social (Le Confluent, Centrale Nantes, Beaux-Arts de Nantes, etc) et un peu d'écologie (déchets, éoliennes de Nozay, etc). Pour me contacter : thibault.dumas@mediacites.fr.