Le palais de justice de Nantes, ce bâtiment mal‐né et ruineux

Le montant exorbitant des frais d'expertise payés par l’État dans le dossier des malfaçons du tribunal nantais reste en travers de la gorge des greffiers et magistrats, qui doivent se serrer la ceinture au quotidien... Et, faute de place, se serrer tout court en attendant l'extension du bâtiment de Jean Nouvel.

Palais de justice Nantes
Le palais de justice de Nantes. / Image : Guillaume Frouin

Au Palais de justice de Nantes, le SAUJ trône désormais au beau milieu de l’immense salle des pas perdus, au rez‐de‐chaussée du bâtiment. Ce « Service d’accueil unique du justiciable » doit éviter aux prévenus et victimes d’aller se perdre dans le dédale du fameux « 4e étage », celui des greffiers et des magistrats. Il devrait du même coup renforcer la « sécurité » de ces mêmes fonctionnaires, parfois confrontés à des justiciables « agressifs », rappelle Rémi Le Hors, le président du tribunal de grande instance (TGI) de Nantes. Surtout, ce « guichet unique » illustre combien la chasse aux mètres carrés est devenue cruciale dans le Palais de justice dessiné par l’architecte Jean Nouvel.

Bâtiment emblématique de la reconquête de l’île de Nantes, aussi controversé localement que la tour Bretagne, l’immense paquebot noir craque de toute part. Dix‐huit ans à peine après son inauguration en grande pompe. La Chancellerie veut d’ailleurs l’agrandir au sud, sur d’actuels espaces verts, dans le cadre du futur Plan local d’urbanisme métropolitain (PLUM). « Nantes métropole a été saisi par l’État de son souhait d’envisager une extension du Palais de justice », confirme la communauté urbaine. « Nous aurons à instruire cette demande sur le plan réglementaire, mais aussi sur le plan de l’intégration architecturale et paysagère en relation avec le projet urbain de l’île de Nantes. Il est donc trop tôt pour parler d’évolution du classement ou de solutions urbanistiques. » Une « évolution du classement » qui sera indispensable : la parcelle visée par le Ministère de la Justice est un « Espace paysager à protéger ». C’est à dire un secteur où les constructions ne sont autorisées que si elles « ne [sont] pas de …

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Par Guillaume Frouin (PressPepper)