Plus de 350 blessés dans les manifs nantaises et un rapport qui étrille les forces de l’ordre

La ville de Nantes est réputée pour être un haut lieu de la contestation sociale. Sans surprise, les manifestations des Gilets jaunes y ont donc été nombreuses et importantes. Et la répression policière violente. En témoignent les bilans établis par les équipes de street medics au fil des actes. Mediacités les a décortiqués et les chiffres sont effarants.

police Nantes
Un policier armé d’un LBD durant la manifestation des Gilets Jaunes le 23 février 2019 à Nantes / Photo : SEBASTIEN SALOM GOMIS/SIPA (photo retounée pour cause de maquette)

Depuis l’Acte III du mouvement des Gilets jaunes, le 1er décembre, ils sont de toutes les manifestations nantaises. En première, comme en dernière ligne. Jeunes, volontaires, souvent militants, soignants diplômés ou non, on les appelle les « street medics». Ces secouristes bénévoles se déplacent au minimum en binôme au cœur des cortèges pour porter secours aux blessés. Ils les soignent, mais ils les comptent aussi, évaluent leur type de blessure et l’arme utilisée quand ils le peuvent. Des informations précieuses dont ils rendent compte sur leur page Facebook.                      

Ces bilans, nous les avons épluchés, du 3e au 26e acte. Certains (notamment les derniers) ne font pas état de blessures bien définies, mais nous avons tout de même pu établir un chiffrage de blessés assez précis

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Temps de lecture : 9 minutes

Par Elsa Gambin