Dans la ville du Voyage à Nantes, galère et précarité pour les artistes locaux

« Renversée par l’art »... Depuis les années 1990, Nantes a fait de la culture l’un des moteurs de son développement. Si elle a transfiguré la ville et dopé son attractivité, cette politique n’a pas beaucoup ruisselé sur les artistes locaux. Plongée dans l’univers méconnu des galeries et des ateliers, où créativité rime le plus souvent avec précarité et pauvreté.

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Il existe dix galeries d’art privée à Nantes qui exposent chaque année une centaine d’artistes. / Image d’illustration – Unsplash – CC

Un utilitaire est garé en double-file devant une galerie du centre-ville de Nantes. A l’intérieur du local, on décroche un tableau pour le déposer à l'entrée, là où d'autres toiles, appuyées contre le mur, attendent d'être enlevées. Bientôt, il y aura une nouvelle exposition, un nouveau vernissage. Pour l'heure, il faut séparer les œuvres vendues, marquées d’un autocollant rouge, de celles qui retournent à l'atelier.

« La fin d'une exposition, c'est toujours particulier. Chaque artiste la vit de manière différente. Bien sûr, il y a de la déception si on n'a pas - ou peu - vendu.

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Temps de lecture : 12 minutes

Par Louis Raymond