Ce vendredi 4 septembre, le Conseil régional de discipline (CRD) des avocats près la cour d’appel de Rennes doit se pencher sur un retentissant dossier : l’avocate nantaise Anne Bouillon va devoir s’expliquer devant ses pairs sur son « management toxique » et les « conditions de travail éprouvantes » dénoncés par d’anciennes collaboratrices et élèves avocates de son cabinet. Les accusations, révélées en septembre 2025 par Presse Océan et Le Courrier de l’Ouest, ont fait l’effet d’une bombe au sein du monde judiciaire nantais. Elles ont fait pâlir l’aura de cette autre « duchesse Anne » égérie médiatique de la cause féministe, pourfendant le patriarcat à longueur de plaidoiries et que le magazine GQ avait classée en 2019 parmi « les avocats les plus puissants de France ».
Sur le moment, l’intéressée a accusé le coup. Le jour de la publication de l’enquête, la petite‐nièce de Joséphine Baker a ainsi été vue aux abords du palais de justice de Nantes, la mine défaite, comme rarement. Mais elle a rapidement repris le dessus. Le 4 septembre 2025, elle confesse au magazine ELLE « ne pas avoir été suffisamment attentive » au mal‐être de ces collaboratrices. Elle affirme « ne pas contester » les faits reprochés – et donc ses « pratiques managériales inappropriées » – et même « regretter » le vécu de ses anciennes collaboratrices, accablées par une « surcharge de travail ».