Rueil-Malmaison : Patrick Ollier, président du Grand Paris, dans le collimateur d’Anticor

[INFO MEDIACITES] L'association anticorruption Anticor a déposé plainte, le 23 mars dernier, pour « prise illégale d’intérêts », « détournement de fonds publics », « faux et usage de faux » à la suite de plusieurs opérations immobilières touchant des proches de Patrick Ollier. Mediacités a aussi découvert d'étranges virements bancaires entre un promoteur et le fils du maire de Rueil-Malmaison, ancien ministre et président du Grand Paris.

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Patrick Ollier, maire de Rueil-Malmaison depuis 2004. Ici en 2018. Photo CC/JP.

Des affaires immobilières jettent le trouble dans les hautes sphères de la ville de Rueil-Malmaison. L’association Anticor a déposé plainte, le 23 mars dernier, pour « prise illégale d’intérêt », « détournement de fond publics », « faux et usage de faux » à la suite de différentes opérations immobilières intervenues à Rueil-Malmaison, selon des informations obtenues par Mediacités. Patrick Ollier, maire de cette commune des Hauts-de-Seine depuis 2004, ancien ministre du gouvernement Fillon (2010-2012) et actuel président du Grand Paris, est indirectement visé dans cette plainte, ainsi que plusieurs de ses proches.

Patrick Ollier est soupçonné par Anticor d’avoir vendu un bâtiment communal à un promoteur immobilier très présent à Rueil-Malmaison, Patrick Quinteiro, alors que ce dernier aurait accordé des rabais, lors d’opérations immobilières précédentes, à deux proches du maire : son fils, Sébastien Ollier, et son ancien directeur général des services, Alain Luca. Des faits qui pourraient caractériser « une prise illégale d’intérêts » , selon l’association anticorruption. Un délit puni d’une peine maximale de cinq ans d'emprisonnement et de 500 000 euros d'amende.                         

La plainte d’Anticor ne s’arrête pas là. L’association soupçonne aussi Patrick Ollier d’avoir permis à son ancien directeur général des services, Alain Luca, d’obtenir de manière « abusive » un luxueux logement de fonction, entre 2007 et 2017. Des agissements qui pourraient caractériser « un détournement de fonds publics » à hauteur de 490 000 euros. Dernier grief figurant dans la plainte d’Anticor : celui de « faux et usage de . . .

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Temps de lecture : 10 minutes

Par Etienne Merle