A l’origine, cela ressemblait à une « simple » histoire de harcèlement. Le mercredi 4 septembre 2019, Laila* est rouée de coups à la sortie du collège Lamartine, dans le quartier Saint-Cyprien à Toulouse, par des élèves du même établissement. La scène, filmée, est diffusée sur les réseaux sociaux Snapchat et Twitter. Son histoire est rapportée dans La Dépêche du Midi. « J'étais folle quand j'ai vu la vidéo ! », raconte Nadine*, sa mère. Pour autant, son mari et elle ne se sentent pas soutenus par la direction du collège Lamartine, qui dément que les agresseuses de Laila sont scolarisées en son sein. Les parents décident donc de changer leur fille d'établissement, pour garantir sa sécurité et dans l'espoir que leur vie reprenne paisiblement son cours.
Un lanceur d'alerte
Après avoir recueilli les témoignages de plusieurs élèves, Dominique*, un membre de l'équipe éducative du collège Lamartine contacte de sa propre initiative la mère de Laila*, le 14 octobre. Il lui révèle - avec l'accord de Laila - que cette dernière a été victime d'un viol collectif en mars 2019, par trois élèves de l'établissement, aux abords du collège. « J'ai été mis au courant d’événements criminels, explique-t-il dans une lettre envoyée le 15 octobre au rectorat. Une autre vidéo aurait été tournée avant celle de l'agression [du 4 septembre]. Celle d'un viol collectif commis par trois garçons durant l'année scolaire 2018-2019. Plusieurs élèves m'ont confirmé l'avoir reçu et regardé via les réseaux sociaux. Ils m'ont aussi dit qu'elle serait la raison du lynchage de Laila. »

En réalité, ce sont . . .

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