Le conseil municipal de Toulouse a voté, le 18 octobre, une subvention de 100 000 euros pour soutenir la réhabilitation et l'extension du centre de santé mutualiste de Basso Cambo, à Toulouse. Un chantier d'un montant de 4,2 millions d'euros auquel le conseil régional d'Occitanie a également participé à hauteur de 100 000 euros.

Le directeur général de cette structure s'appelle Henri de Lagoutine. Il est par ailleurs conseiller municipal et métropolitain en charge du personnel territorial, du schéma de mutualisation et de la communication interne. Cet « ami de longue date de Jean-Luc Moudenc » siège également dans la commission Développement économique et Emploi au niveau de la métropole.

Ces multiples casquettes n'ont pas manqué d'éveiller les soupçons de commentateurs anonymes sur Twitter. Et de susciter des réactions ironiques, comme celle de L'Amer de Toulouse, l'un des nombreux comptes parodiques créés dans la perspective des élections municipales : « Ben quoi ? Un élu de Toulouse serait également directeur d'une entreprise qui touche 100 000 euros de subventions et ça serait un problème ? Moi je ne crois pas. Votre avis Mediacités Toulouse ? »

https://twitter.com/l_toulouse/status/1186773367526961154
Vous nous interrogez ? Nous répondons
Interpellés en place publique, nous avons donc mené l'enquête pour savoir si Henri de Lagoutine s'était déporté, c'est-à-dire abstenu, lors du vote de la délibération 3.4 du conseil municipal. D'après le service de presse de la municipalité, la réponse est non. « Lors du conseil municipal du 18 octobre, Henri de Lagoutine . . .

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