Facturer 575 heures de cours au lieu des 484,5 réellement dispensées, c'est la méthode de l'école de commerce Toulouse Business School pour améliorer ses marges. Les victimes de l'entourloupe ? Les salariés-apprenants, les entreprises qui les emploient et les organismes de financement de la formation professionnelle. Les apprenants concernés, qui ont plutôt le col blanchi sous le harnais puisqu'il s'agit de cadres et aspirants chefs d'entreprises, se sont inscrits au très reconnu Centre de Perfectionnement aux Affaires en 2017. Créé en 1930 à Paris sous la tutelle d’HEC, le CPA existe à Toulouse depuis le milieu des années 70. Particulièrement réputée dans les milieux économiques, cette formation, rattachée à l'école de commerce dans le cadre de son département de formation continue, est facturée entre 33 200 et 37 350 euros par apprenant. À ce prix-là, les 25 membres de la promotion 2018 devaient en avoir pour leur argent. D'après le contrat, 575 heures de cours présentiels devaient leur être dispensées d’octobre 2017 à février 2019.
Des durées de cours gonflées artificiellement
La réalité est tout autre puisqu'ils n'ont en fait bénéficié que de 484,5 heures de formation pendant ces 17 mois. L'astuce ? Gonfler artificiellement la durée de certains cours dispensés ou considérer que prendre un déjeuner revient à se former. Exemple lors d'un voyage organisé à Paris du 31 mai au 2 juin 2018. D'après l'emploi du temps que nous avons pu consulter, un cours de deux heures était prévu durant la première matinée, de 10 heures à midi. La feuille d'émargement transmise par la direction . . .

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