Qu’est-ce qu’on garde ? Qu’est-ce qu’on jette ? L’écosystème de la drogue et des personnes en addiction tire lui aussi les leçons du Covid. Pour les consommateurs de cannabis, d’opiacés ou autres psychotropes, la période de confinement a été à double tranchant.

Le manque de produit ou la surconsommation, selon les cas, ont pu aggraver des souffrances psychiques ou psychologiques et les plus fragiles et les plus précaires ont parfois été privés d’aide. Les structures médico-sociales ont dû se réorganiser pour s’adapter aux contraintes sanitaires et le service addictologie du CHU de Toulouse a réduit son activité de 70 % pour réserver des places aux éventuels patients Covid. La période a également eu des effets positifs : certains usagers ont profité du confinement pour décrocher, tandis que les prises en charge et le suivi ont évolué.     
⬜ Repérer de nouveaux patients, renforcer les liens avec les usagers
Dans l’urgence de la crise, les relais ont bien fonctionné. Les numéros d’appel type Tabac-Alcool-Drogues info service, le CHU ou le bouche-à-oreille ont renvoyé les demandeurs vers les structures d’aide. « Cela nous a permis d’identifier et d’aider des personnes jusqu’alors isolées », se félicite Martine Lacoste, directrice de l’association Clémence Isaure qui gère à Toulouse . . .

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