A Toulouse, la réputation de la Maternité Joseph Ducuing en péril

Reconnue pour sa bienveillance envers les mères et leurs nouveau-nés, la maternité Joseph Ducuing a une place à part dans le paysage hospitalier toulousain. Une réputation mise en danger par la dégradation des conditions de travail du personnel.

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Mère de deux enfants nés à Joseph Ducuing, Caroline a participé à la création du collectif de soutien au personnel de la maternité en août 2020. / Crédit photo Gael Cérez

« Sa bonne réputation ». Lorsqu’on demande à des Toulousaines pourquoi elles ont décidé d’accoucher à la maternité Joseph Ducuing, la réponse est quasiment toujours la même. Ce service, créé à la fin des années 70 dans l’ancien hôpital Varsovie, s’est rapidement imposé dans le paysage hospitalier de la Ville rose. « Elle était une des premières structures à s’appuyer sur la méthode de "naissance sans violence", qui donne une place importante au bien-être du bébé lors de la naissance », rappelle le docteur Simon Latapie dans sa thèse dédiée à l’établissement publiée en 2015.

Autre particularité, selon lui : l’importance du rôle dévolu aux sages-femmes, positionnées en première ligne dans cet établissement. « Le gynécologue-obstétricien n'est appelé qu'en cas de besoin (…), explique-t-il. L'accouchement est ainsi peu à peu sorti de la médicalisation à outrance qui avait cours jusqu'alors. »
Une entreprise (pas) comme les autres
C’est cette attention particulière pour les mères et leurs nouveau-nés qui semble séduire encore aujourd’hui les futurs parents. Au point qu’il est parfois difficile de s’y inscrire. « J’ai choisi cette maternité, car elle avait la réputation d’être bienveillante et je n’ai pas été déçue », confie Caroline, mère de deux enfants nés dans l’établissement du quartier Saint-Cyprien.

Recherché par les patientes, l’état d’esprit originel de la maternité de Ducuing plaît aussi au personnel hospitalier. « Je n’ai jamais cherché à exercer ailleurs. Jusqu’ici, la façon de travailler me convenait avec un accompagnement des femmes personnalisé au . . .

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Temps de lecture : 5 minutes

Par Marine Mugnier