Le 21 octobre 2014, Monique Loriente tente de mettre fin à ses jours dans les locaux de la mairie de Toulouse. Âgée de 59 ans au moment des faits et à quelques années de la retraite, cette ancienne coordinatrice de l’Office de la tranquillité s’enferme dans la salle de repos de son service et ingère du Lexomil et du Solupred, un mélange d’anxiolytiques et de dérivés de cortisone. Transférée aux urgences de l'hôpital de Purpan pour intoxication médicamenteuse, elle reste trois jours en observation avant de regagner son domicile, saine et sauve, sous la tutelle de ses enfants. 

La tentative de suicide de cette employée municipale est la triste conclusion de quatre mois de brimades professionnelles. « Un enfer », dont elle s'émeut encore aujourd’hui. Embauchée en 1997 à la mairie de Toulouse, Monique Loriente est passée par plusieurs postes. À partir de 2006, elle a notamment dirigé le Polygone, l’un des plus grands centres de loisirs toulousains, près de la Cartoucherie. Un an après l’élection du socialiste Pierre Cohen à la mairie, elle postule au tout nouvel Office de la tranquillité, en 2009. Cette structure unique en France cherche à réduire les problèmes du quotidien en proposant aux Toulousains un accueil téléphonique disponible 7 jours sur 7 et 24 h/24.

Syndiquée chez FO et membre du comité technique (CT) d’ouverture de l’Office, Monique Loriente devient l’une des encadrantes du service où 15 personnes sont recrutées. D’emblée, les nouveaux venus cohabitent difficilement avec le personnel d'Allô Toulouse, le standard dédié aux encombrants, avec lequel l’Office est censé fusionner. En 2010, une dizaine d’opérateurs d’Allô Toulouse prend à partie verbalement leur nouvelle collègue. Selon Monique Loriente, François P., le responsable de leur service, « leur avait fait croire que les nouveaux arrivés, dont je faisais partie, allaient prendre leur poste ». Contacté par Mediacités pour donner sa version de l'histoire, François P. n'a pas souhaité s'exprimer sur ce point.

Après ce premier accrochage, les choses se tassent peu à peu, même si Monique . . .

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