Les chaleurs de septembre semblent presque douces comparées à celles de juin dernier. Sans climatiseur et avec un seul ventilateur pour trois colocataires, Souleymane Tapche, étudiant de 21 ans, se souvient de nuits « à 35 °C » dans leur appartement T5 de la cité Amouroux, dans l’Est de Toulouse. Construite sur les hauteurs de la ville et entourée d’arbres, la cité des années 1960 est une véritable étuve lors des canicules estivales. Le 22 juin 2026, par exemple, alors que Toulouse transpirait sous 41°C, à 15h, le mercure est monté jusqu’à 47,5 degrés dans cette cité minérale.
Certains habitants, lassés des systèmes D et des promesses non tenues de travaux d’isolation, ont décidé d’installer des climatisations, en se passant d’autorisation du comité syndical. C’est le constat d’Alice Feuga Muller, membre de l’association de quartier Agir pour Amouroux. « Beaucoup de gens ont installé des climatisations sauvages et tirent sur une structure électrique qui n’est pas pensée pour ça, s’inquiète-t-elle, si tout le monde installe la climatisation, on ne sait pas si nos colonnes électriques tiendront le coup. »
Les revenus, premier facteur d’inégalité face à la chaleur
Encore faut‐il en avoir les ressources quand les revenus moyens sont compris entre 17 400 euros et 23 800 euros par an dans la cité Amouroux. Sans bas de laine pour isoler ou rafraichir en urgence leurs domiciles, ou sans résidence secondaire pour respirer à la campagne,