Après les dernières révélations de violences dans le périscolaire, la mairie de Toulouse table sur la formation de ses agents

Suite aux violences sexuelles subies par des élèves de l’école Bénézet, ces derniers mois, ayant entraîné la suspension tardive d'un animateur, la municipalité toulousaine souhaite amplifier ses actions pour protéger les enfants accueillis dans le périscolaire. Mais ces mesures, pas toutes chiffrées, tardent pour certaines à se mettre en place.

La mairie de Toulouse gère en direct les 101 Centre de loisirs associés à l'école (Clae) des écoles maternelles de la Ville. Photo DR.

Face au problème national « insupportable » des violences dans le périscolaire, Jean‐Luc Moudenc et sa première adjointe, en charge du bien grandir, ont souhaité marquer le coup en cette rentrée. Fin août, ils ont annoncé un « grand plan », dont les premières mesures inspirées de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) seront dévoilées « d’ici l’automne ».

Le maire de Toulouse avait déjà pris des engagements en 2024, suite à la suspension, puis à la condamnation pour pédocriminalité d’un animateur ayant notamment travaillé dans le groupe scolaire Matabiau et à l’école Lakanal. Mais les violences sexuelles révélées ces derniers mois, touchant au moins dix élèves de l’école maternelle Bénézet ont montré de nombreuses défaillances municipales, notamment dans le traitement des signalements.

Après avoir tenté de contenir l’affaire, révélée au lendemain du premier tour des municipales, les vives réactions engendrées chez les parents d’élèves et au sein du collectif Stop Tabou pédocriminalité ont obligé la mairie à prendre le dossier à bras le corps.

https://www.mediacites.fr/enquete/toulouse/2026/07/06/agressions-sexuelles-sur-mineurs-une-dizaine-de-plaintes-contre-un-animateur-dans-une-ecole-de-toulouse/

« Sans céder à la suspicion généralisée, et en souhaitant également protéger ses agents, la Mairie de Toulouse entend répondre à cette exigence légitime de transparence et de sécurité en renforçant, harmonisant et amplifiant des actions menées pour protéger les enfants dans les accueils de loisirs et accueils périscolaires », soulignait la collectivité à la rentrée.

Cette transparence est toute relative, puisque la mairie n’a pas voulu communiquer à Mediacités ni aux parents d’élèves le rapport de l’enquête administrative diligentée par la direction générale des services sur les dysfonctionnements survenus à Bénézet. Motif : « il s’agit d’informations confidentielles qui contiennent des données personnelles protégées par la loi ».
Une formation renforcée pour deux référents par structure
Parmi les mesures annoncées, la mairie s’engage à former « de manière spécifique » au cours de l’année scolaire 2026–2027 cent pour cent des agents (y compris les agents techniques). Il s’agissait jusqu’ici d’une promesse sans calendrier précis, et dont seuls les directeurs et directrices de Centres de loisirs associés à l’école (Claé) avaient bénéficié. Désormais, tous les agents territoriaux spécialisés des écoles …

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Publié le

Temps de lecture : 9 minutes

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Par Armelle Parion

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