«Engagez-vous », qu'ils disaient ! Alors qu'on a entendu se multiplier les appels à la citoyenneté - notamment pendant le confinement -, dans les faits, les associations qui s'aventurent à critiquer le pouvoir le payent souvent cher. A Roubaix, Amiens ou Hem, l'engagement d'associations de quartiers contre des projets de rénovation urbaine leur a coûté leurs subventions et l’accès aux salles municipales. A Lyon, l'association « Agir pour l'égalité » se voit interdire par la préfecture du Rhône de battre le pavé dans le vieux-Lyon lors de la Gay Pride depuis 2010. A Toulouse, la préfecture de Haute-Garonne menace ouvertement de couper les subventions d'un centre de santé parce qu'il se bat devant les tribunaux pour faire respecter le droit des migrants à la prise en charge médicale…

Ce ne sont là que quelques exemples parmi les cent cas recensés par l'Observatoire des libertés associatives qui vient de publier, en guise d'acte de naissance, son premier rapport intitulé « Une citoyenneté réprimée : 100 cas de restriction des libertés associatives, 12 pistes pour les . . .

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