Attention, sujet chaud ! Et glissant, à l'occasion. Grimper au mât d'une éolienne, dans le plat pays comme ailleurs dans l'hexagone, c'est découvrir le champ d'une bataille féroce. On n'y échange pas des objections de circonstance mais des arguments de dissuasion massive, censés priver l'adversaire de réaction. « La question n'est pas "Pourquoi nous sommes contre l'éolien" mais "Comment des gens peuvent être encore favorables à une énergie qui industrialise les campagnes, ruine nos paysages, coûte cher et ne sert à rien ? " », pose Christophe Grizart, de l'association pour la sauvegarde des villages hamois, dans la Somme. « Pas ou peu de retombées financières pour les collectivités impactées, pas ou peu d'emplois, pas de cars de touristes comme on le promettait aux élus, pas de transparence sur les contrats de location des terres », énumère Jean-Louis Doucy, ancien fonctionnaire territorial devenu pourfendeur des moulins à vent modernes au sein du collectif Stop Eolien 02. On s'est fait rouler dans la farine ! »

Dans le camp d'en face, on aligne les engagements de la France dans la lutte contre le changement climatique. C'est « le salut de l'Humanité » versus « l'arnaque du siècle » ! Le mouvement contre l'éternité. Le rural sacrifié par l'urbain. L'écologie locale opposée à l'écologie globale.                    

Dans le village de Thézy-Glimont (Somme), le maire, Patrick Desseaux, s'est mobilisé l'an dernier contre l'installation d'un parc de six machines . . .

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