Des lignes de bus aux piscines en passant par les salles de spectacle, de très nombreux services publics sont délégués au privé en France pour un montant total de 130 milliards d’euros - soit 6 % de l’économie française. La Cour des comptes a voulu connaître l’impact de la crise du Covid-19 sur ces services dans les Hauts-de-France, en épluchant 66 contrats de plusieurs communautés de communes et des villes de Calais et Tourcoing. Sans surprise, la plupart des services délégués ont vu leur fréquentation chuter : de 40 à 80 % pour les palais des congrès, 60 % pour les piscines, 30 % pour les transports. Mais les délégataires ont pu compenser. Largement...

D’abord, comme toutes les entreprises, ils ont bénéficié des aides de l’État et de la sécurité sociale. Mais les collectivités locales sont également venues à leur secours, par différents moyens. La plupart les ont exonéré de redevances, ont suspendu les pénalités ou prolongé les contrats. Souvent, « les délégants se sont hâtés de répondre favorablement aux demandes des délégataires, sur la base de demandes incomplètes qui n’évoquaient que les seules pertes de chiffre d’affaires, sans référence aux aides reçues par ailleurs de l’État et, parfois, d’autres collectivités », souligne la Cour des comptes.

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