Il « tutoie » Lionel Jospin et son fils, Joris, a pour parrain – excusez du peu – François Mitterrand. C’est à ce genre de signes qu'on reconnaît une figure de la gauche nantaise. Et, même si son nom n’est pas particulièrement connu du grand public, le moins que l’on puisse dire, c’est que Michel Taupier en est une. Depuis longtemps. En 1977, il est  pressenti pour prendre la tête de la liste socialiste à l’élection municipale de Saint-Herblain. Il renoncera finalement « pour voir grandir son fils », dit-il, mais aussi pour développer son cabinet d'avocats naissant. La section locale du PS confie alors le flambeau à un autre camarade. Un certain... Jean-Marc Ayrault. On connaît la suite.

Les chemins entre les deux hommes n'auront ensuite de cesse de se croiser : après l'élection de JMA à l'Hôtel de ville de Saint-Herblain, le futur bâtonnier de l'ordre des avocats de Nantes (1989-1990) défendra les intérêts de la commune et ceux de son maire (1977-1989), à titre personnel. Avant que leurs relations ne finissent par considérablement se refroidir. Mais Michel Taupier n’est pas qu’un simple militant. L'ancien avocat de Georges Courtois lors de la prise d'otages de la cour d'assises de la Loire-Atlantique, en 1985, est aussi une figure du prétoire. A bientôt 80 ans, cet « homme libre »,  qui « place (sa) liberté de conscience et d'expression par-dessus tout » – continue d’y ferrailler... pour . . .

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