Adjoint au maire de Nantes chargé des finances, de l’évaluation des politiques publiques, du développement économique et de l’emploi ; vice-président de Nantes Métropole chargé des finances, de l’évaluation des politiques publiques, de l’emploi, du sport de haut niveau et des équipements sportifs d’intérêt communautaire ; conseiller départemental ; président de la Semitan (la société de transport public nantaise), du MIN (Marché d’Intérêt National de Nantes), de la Maison de l’Emploi, de la Mission Locale, de l’école de la 2ème chance, de l’association Trans-Cité (association nationale réunissant élus et techniciens du transport public), du CEEP France (le Centre Européen des Employeurs et entreprises fournissant des services Publics) ; membre des conseils d’administration ou d’orientation de NGE (SEM nantaise), de Nantes Métropole Développement (l’agence accompagnant les implantations d’entreprises), de la Samoa, de l’Auran (agence d’urbanisme), de l’Agence France Locale (un établissement de crédit spécialisé dans les prêts aux collectivités territoriales, installé à Lyon), de l’agence départementale de prévention spécialisée, etc, etc, etc.

Il est comme ça Pascal Bolo. A n’en juger que par les quelques lignes ci-dessus, l’homme aime les responsabilités, les leviers d’influence, le pouvoir. Et si cette litanie de titres est loin d’être exhaustive, elle en dit déjà suffisamment long sur l’emprise du personnage sur la vie publique nantaise. A 56 ans, dont près de 30 passés dans la politique, il est devenu « l’incontournable », un rouage central de la mécanique métropolitaine, un cumulard local omniprésent. Et il l’assume : « Je suis un bon ou un mauvais exemple, selon le point de vue d’où l’on se place, de cumul de fonctions et de mandats. Mais ces fonctions sont issues des délégations qui m’ont été données dans le cadre de mon mandat municipal et – accessoirement – départemental, justifie-t-il. Mais ce n’est pas un gâteau à se répartir. C’est d’abord du travail et des responsabilités. » Tellement de responsabilités qu’il avoue, goguenard, « je risque même d’en oublier certaines ». Bien vu ! Une semaine après notre entretien, ce SMS tombe : « Je vous avais dit que j’allais en oublier ! Trésorier de l’Auran ! Damned ! », suivi d’un émoticône « clin d’œil ».       
Le Raoul Volfoni de la politique nantaise

Il est comme ça Pascal Bolo. La répartie facile, l’air bon vivant, la gouaille et le physique d’un Bernard Blier dans les meilleurs Audiard. Presque de quoi faire oublier que le Raoul Volfoni de la politique nantaise concentre entre ses mains les deux milliards d’euros des budgets cumulés de la ville et de la métropole de Nantes, mais aussi la plupart de leurs dossiers importants. Un "grisbi " qu’en bon professionnel de la politique il ne compte pas lâcher de sitôt. Interrogé sur ses intentions, il n’en fait d’ailleurs pas mystère : il est prêt à rempiler aux élections municipales de 2020.

2020… Soit 31 ans après son entrée en politique comme simple conseiller municipal de Saint-Herblain. Et 23 depuis qu’il a quitté la banlieue nantaise – viré par l’ancien maire, Charles Gautier, pour « ayraultisme aggravé » - et rejoint, à la mairie de Nantes, le cabinet de son « mentor », Jean-Marc Ayrault. Un lieu de pouvoir hautement stratégique, qu’il quittera, dix années plus tard, pour devenir adjoint au maire. « Avec une disponibilité à 100 %
Compensation
En échange, l'ancien député-maire de Nantes assurait les arrières financières de son adjoint, en lui attribuant à partir de 2008 une partie de ses indemnités d'élu. C'est ce que l'on appelle "l'écrêtement. Avant l’entrée en vigueur en 2017 de la loi sur le non-cumul, la rémunération d'un élu exerçant plusieurs mandats ne pouvait exc . . .

Cet article est réservé à nos abonnés, pour lire les 80% restants de l'article :
Découvrez Mediacités gratuitement pendant 24h !
En renseignant votre e-mail, vous acceptez de recevoir nos newsletters (2 par semaine) et des offres d'abonnement.
Abonnez-vous pour 6,90€/mois ou 59€/an.
Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.
Avatar de Antony Torzec
Diplômé du CFPJ (après une Licence de Communication), j'ai débuté ma carrière dans le groupe Europe 1 (Europe 2, Europe 1), avant d'occuper un poste de journaliste au sein de la rédaction de Radio Fidélité à Nantes. Après une année passée à la rédaction française de Radio Vatican à Rome, j'ai fait un retour à Radio Fidélité en tant que rédacteur en chef jusqu'en avril 2017. J'ai réalisé quelques piges également pour Télénantes, France 3, France Bleu et La Croix. Depuis septembre 2017, je collabore avec Médiacités Nantes et les radios RCF des Pays de la Loire (RCF Anjou, Vendée et Sarthe).