Bidule_carre_512pxMunicipales 2020 : Yannick Jadot veut « gagner Nantes »

Bidule Municipales 2020On savait que les discussions entre Johanna Rolland et ses alliés écologistes seraient serrées, elles s’annoncent encore plus dures que prévu. Combinée à la déconfiture du parti socialiste, la percée des écologistes aux dernières élections européennes donne des idées à ces derniers. Dans une interview accordée au Monde, mercredi 5 juin, Yannick Jadot, chef de file d’Europe Ecologie - Les Verts fixe clairement la nouvelle ligne du parti : plus question de jouer les supplétifs du PS. Au niveau national, comme au niveau local.

« Chacun sera libre de venir participer à la construction que nous proposons autour d’un projet, répond-il, à une question évoquant les municipales. Je ne veux pas être le nouveau leader de l’opposition mais celui d’une nouvelle espérance. Ce que j’ai refusé pendant dix mois [s’allier aux autres listes de gauche pour l’élection européenne, NDLR], je ne vais pas le faire maintenant. » Et le député européen fixe clairement les ambitions : « on veut gagner Paris, Nantes, Rennes, Toulouse et ailleurs ». Autant de grandes villes où la liste EELV a réalisé des scores importants aux européennes (24,3 % des voix à Nantes, pour rappel) et ou assure-t-il « le deuxième tour se jouera sur la base du programme écolo ». Reste désormais néanmoins à déterminer qui incarnera ce fameux programme…

 


Bidule_carre_512pxMunicipales 2020 : un « vivifiant » embouteillage de candidats En marche

Bidule Municipales 2020C’est fou comme le nouveau monde ressemble parfois terriblement à l’ancien. Voilà ce qu’inspire la lecture de l’article que Claire Dubois et Christophe Jaunet consacrait, mardi 4 juin, dans Ouest-France, à la lutte désormais engagée pour l’investiture La République en Marche aux prochaines municipales. Manœuvres d’appareil, valse des ambitions, alliances de circonstance et petites phrases assassines… on y retrouve tout l’attirail de la politique « à l’ancienne ». Et au moins trois nouvelles candidatures possibles, en plus de celle de Sophie Errante qui a surpris tout ce petit monde en se déclarant la semaine dernière (voir L’œil de Mediacités du jeudi 30 mai).

Sur la ligne de départ se tiennent donc Valérie Oppelt, députée, ancienne référente En Marche, qui « ne dit plus forcément non » ; mais aussi un ticket Emmanuelle Bouchaud – Hervé Grelard, dont la candidature serait (on se demande comment) « complémentaire » et « non concurrente » de Valérie Oppelt ; et enfin la députée Sarah El Haïry « que le défi municipal nantais motive » et dont l’appartenance au Modem serait le principal atout. Bref, cela fait du monde. Sans inquiéter pour autant le référent départemental LREM, Stéphane Gachet, qui, dans un exercice de langue de bois très ancien monde lui aussi, assure que « ce n’est pas un signe de division » et sort son dictionnaire des synonymes pour expliquer à quel point tout cela est « vivifiant, sain, positif, stimulant, encourageant »... Et tellement banal, serait-on tenté d’ajouter.

 


Bidule_carre_512pxMunicipales 2020 : à Saint-Herblain, deux rivaux pour Anne-France Brunet

Bidule Municipales 2020Si Stéphane Gachet trouve la situation à Nantes si « vivifiante », il va probablement adorer celle qui se profile à Saint-Herblain. Dans la troisième commune de Loire-Atlantique (plus de 45 000 habitants), tout pouvait pourtant sembler affreusement morne (aux yeux d’un référent En Marche, en tout cas) en début de semaine. Alors que la députée Anne-France Brunet annonçait qu’elle briguait l’investiture du parti présidentiel aux municipales, son suppléant, Matthieu Annereau se rangeait sagement derrière elle. Malgré une notoriété locale largement plus établie et un statut de chef de file de l’opposition au maire (PS), Bertrand Affilé, qui semblait pourtant lui donner toute légitimité. « Par mon geste, je veux montrer que le temps n’est plus aux ambitions personnelles, mais au projet et aux idées », expliquait-il à Ouest-France. Rien de très « stimulant », donc, selon les critères de Stéphane Gachet.

Que ce dernier se rassure : d’après les informations de Mediacités, les choses n’en resteront pas là. Dans les semaines qui viennent, deux autres candidats devraient à leur tour annoncer leur ambitions municipales. Le premier, Jordan Allory, a dégainé dès aujourd’hui, en adressant une lettre aux Marcheurs herblinois, qui dévoile le projet sur lequel il travaille depuis six mois avec un petit groupe. La seconde, Camille Jaffrelo, ancienne responsable départementale des Jeunes avec Macron, a, quant à elle, prévu de postuler à l'investiture dans une semaine, accompagnée elle aussi de plusieurs soutiens.

Une entrée dans la course qui promet de créer quelques étincelles au sein du mouvement macroniste. Camille Jaffrelo compte en effet parmi les cinq collaborateurs parlementaires dont Anne-France Brunet s’est déjà séparée depuis son élection à l’Assemblée Nationale, il y a deux ans à peine. Comme le révélait Mediacités en octobre dernier, les méthodes de management brutales de la députée se sont soldées dans au moins trois cas par un burn-out et une rude fin de contrat. Des départs que la parlementaire justifiait alors dans nos pages par un choc des cultures entre "l’ancien" et le "nouveau" monde (on vous laisse deviner dans quel camp l'élue se rangeait). Pour le coup, l'ancien monde semble bien décidé à prendre sa revanche.

https://www.mediacites.fr/nantes/enquete-nantes/2018/10/15/anne-france-brunet-deputee-et-employeur-a-la-sauce-start-up-nation/

Mise à jour du 06/06/2019 à 10h30 avec l'officialisation de la candidature de Jordan Allory.

 


Bidule_carre_512pxConcertation sur le réaménagement de Nantes-Atlantique : sérieux trous d'air au décollage

Le vol affichait complet ce mardi 4 juin à 19 heures au Hangar à bananes, à Nantes, pour le décollage de la concertation publique sur le réaménagement de l’aéroport Nantes-Atlantique. Dans la cabine, 450 passagers survoltés face à un cockpit composé des organisateurs de cette consultation : la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile) et la CNDP (Commission Nationale du débat Public).

Comme le relatent nos confères de France Bleu Loire Océan, les pilotes de cette première réunion publique ont eu maille à partir avec la salle, composée essentiellement de riverains de l’aéroport Nantes Atlantique. Il faut dire que les scénarii imposés dans le cadre de cette concertation ont de quoi engendrer des perturbations dans l’esprit des riverains. Eux à qui, les mêmes services de l’État ont répété à tout va pendant au moins 20 ans que le transfert vers Notre Dame des Landes était la seule solution viable pour les populations et que le réaménagement de Nantes Atlantique n’était pas une piste sérieuse.

Aujourd’hui, marche arrière toute ! Le transfert de l’aéroport n’apparait plus dans les options. Les seules proposées à la concertation : l’allongement de la piste actuelle, la réfection de la piste ou une nouvelle piste en V ou transversale. Bref, ces mêmes options que la DGAC balayait d’un revers de main ces dernières années. Les citoyens, qui se sont prononcés en 2016 à 55% pour le transfert de l’aéroport, ont jusqu'au 31 juillet pour s’exprimer sur ce projet de réaménagement de l'aéroport actuel.

A.T.

 


Bidule_carre_512pxLes startuppers sur le pont pour le Web2Day

« Oublions les licornes, réparons la terre » ; « React Native dans les fintechs, bonne ou mauvaise idée  ?» ; « Onboarding : comment accueillir les collaborateurs ? » ; ou encore « Future of SexTech »… Si vous avez lu la série d’enquêtes que Mediacités a récemment consacré à l’univers des start-ups nantaises, vous avez déjà compris de quoi il retourne (pour les autres, il est encore temps de se rattraper). En l’occurrence, des titres de quelques unes des 200 conférences qui se tiennent en ce moment au Web2Day, à Nantes. La onzième édition de ce festival des professionnels du numérique a ouvert ses portes mercredi et les fermera vendredi. Le grand rendez-vous des startuppers français tourne cette année autour de l’emploi, rapportent nos confrères de 20 Minutes, auxquels les organisateurs expliquent vouloir « agir face à la pénurie de candidats (…) que rencontrent les entreprises du territoire ». Un millier de poste seraient ainsi à pourvoir lors de l’événement, dans le secteur informatique pour l’essentiel. Avant de postuler, ou simplement pour mieux comprendre cet univers, nous ne pouvons donc que chaudement vous recommander la (re)lecture de notre série en trois épisodes sur l’écosystème numérique nantais.

https://www.mediacites.fr/nantes/dossier/startup-nation/

 


Bidule_carre_512pxAprès l'agression homophobe, les sanctions de l'Ices

Vendredi 31 mai, l’Institut supérieur d’enseignement catholique (Ices) a annoncé les sanctions frappant treize de ses étudiants ayant participé à la dégradation du stand du Centre LGBT Vendée, le 18 mai dernier à La-Roche-sur-Yon. Le conseil de discipline de l’établissement fondé par Philippe de Villiers en 1985 a prononcé « l’exclusion définitive à effet immédiat pour deux étudiants » et « l’exclusion immédiate, avec réinscription possible à l’ICES au bout d’un an pour un étudiant ». Quant aux dix autres restant, neuf ont écopé d’une exclusion avec des sursis allant de six mois à deux ans (plus un à deux mois de travaux d’intérêt général). Le dernier s’est, quant à lui vu notifier d’un blâme.

Voilà pour les sanctions universitaires. Le 18 juillet prochain, douze des étudiants incriminés seront jugés devant le tribunal de La-Roche-sur-Yon pour des faits de violence, d'entrave à la liberté de réunion, injures en raison de l'orientation sexuelle, et vol avec dégradation. Confirmant dans son communiqué que toutes les personnes suivent bien les enseignements de l’Ices, le procureur précise néanmoins dans un communiqué « qu’aucun élément ne permet de relier l’agression à cet établissement ».

D’ailleurs, même s’il évite soigneusement le mot homophobie dans son communiqué - se contentant de parler « d’agression », de « faits reprochés » et de « comportement délictueux » - l’établissement privé rappelle avoir condamné « fermement et immédiatement » l’action de ses étudiants. Une action qui a apparemment eu un impact « indéniable » sur l’Ices. Le communiqué évoque ainsi 44 millions de commentaires négatifs dans les médias et les réseaux sociaux et le trouble « des lycéens en plein choix de leur prochain cursus sur Parcoursup, ainsi que [celui des] familles et [des] partenaires institutionnels de l’Ices ».