Bidule_carre_512pxMunicipales 2020 : En Marche désigne ses candidats à Nantes, Saint-Herblain, Coüeron, Vertou

Et les heureux élus sont... Mercredi 18 septembre dans la soirée, La République en marche a investi 46 nouvelles têtes de liste en vue des élections municipales. Parmi ces nominations, cinq concernent la région Pays-de-la-Loire et, plus précisément, l'agglomération nantaise.

  • Nantes : Pas de surprise dans la Cité des Ducs. Dernière candidate en lice, après les abandons de Sophie Errante et du duo Hervé Grélard - Emmanuelle Bouchaud, la députée Valérie Oppelt a logiquement été choisie par la Commission nationale d'investiture du parti présidentiel. Inconnue des Nantais il y a encore trois ans, cette marcheuse de la première heure fait donc son entrée dans une bataille 100 % féminine, pour l'instant. Outre la maire sortante, Johanna Rolland, elle croisera ainsi le fer avec Laurence Garnier (LR) et Julie Laernoes (EELV). 
  • Saint-Herblain : Dans la deuxième ville du département (47 000 habitants), c'est le dernier entré dans la course qui l'emporte. Après avoir un temps soutenu la candidature de la député Anne-France Brunet, Mathieu Annereau décidait finalement, le 12 septembre dernier, de briguer à son tour l'investiture. Et c'est finalement lui qui l'emporte, coiffant au poteau donc celle dont il est suppléant à l'Assemblée mais aussi Camille Jaffrelot et Jordan Allory. L'actuel conseiller municipal d'opposition et candidat malheureux aux dernières municipales devra désormais rassembler les forces marcheuses divisées s'il veut l'emporter face au maire (PS) sortant, Bertrand Affilé.
  • Coüeron : Ancien chef de file de la liste de droite battue à Coüeron en 2014, François Fedini repart donc pour un tour. Sous l'étiquette En Marche, cette fois-ci. Il devrait affronter la socialiste Carole Grelaud, installée dans le fauteuil de maire depuis le décès de Jean-Pierre Fougerat, en 2015.
  • Vertou : Désignation sans surprise, là encore, puisque Jessy Robert était le seul candidat à demander l'investiture. Mais c'est maintenant que les choses sérieuses commencent pour le chef d'entreprise et conseiller municipal d'opposition de 42 ans : depuis les années 1970, la commune du vignoble (23 000 habitants) a toujours élu des maires de droite.
  • Bouguenais : Petite nuance dans la commune du sud-Loire. Là, le parti présidentiel n'investit pas l'un de ses membres, mais apporte son soutien à la cheffe de file de l'opposition, Sandra Imperiale. Seule à solliciter ce soutien, l'ancienne adhérente LR compte rassembler large pour l'emporter face à la gauche qui dirige la ville depuis 48 ans.

 


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Tram-train cherche voyageurs désespérément

Plus de cinq ans après son lancement en grande pompe avec 270,5 millions d’euros d’argent public investi, le tram-train Nantes-Châteaubriant peine toujours à trouver des voyageurs. Mediacités avait révélé ce qu’il faut bien se résoudre à appeler un échec il y a deux ans, et les documents de la SNCF et de la Région diffusés lors du comité de lignes « Périurbain nantais » qui a lieu ce jeudi 19 septembre à Savenay le confirment. En 2018, la fréquentation de la ligne atteint 1983 voyages par jour, en moyenne. Soit toujours cinq fois moins que l’objectif initial de 11 200 voyages quotidiens en… septembre 2017. Le taux de satisfaction usager pour la ligne s’établit désormais à 83,5 %, en hausse mais toujours bien en dessous de la moyenne régionale (90,2 %).      

 

On pourra arguer que l’année passée n’a pas été bonne du fait de la « grève perlée » du printemps, mais le mal semble plus profond. Comme nous l’évoquions au printemps dernier, Roch Brancour, vice-président (LR) du Conseil régional en charge des transports critique désormais ouvertement le choix du tram-train d’Alstom, très sensible au gel et plus lent qu’un TER classique : « Le taux d’incidentologie des rames Dualis […] (est) très supérieur aux chiffres initialement annoncés dans le contrat de vente par le constructeur ».

Ce qui n’empêche pas ce dernier de continuer à en vendre à 4,2 millions d’euros l’unité. 59 Citadis Dualis vont équiper à terme les lignes express 11 (partiellement ouverte), 12 et 13 du tramway francilien. Dans le sud-ouest de la France, la construction d’une liaison Bordeaux-Lacanau utilisant le même matériel et soutenue par des élus locaux, a été évaluée à 220 millions d’euros par une étude exploratoire cet été. T.D.

 


Bidule_carre_512pxUne société nantaise dans le « CAC 40 des start-ups »

Apparemment, mieux vaut être installé à Paris si l’on veut faire partie des start-ups jugées les plus prometteuses… C’est ce qu’il ressort du classement dévoilé mardi 18 septembre par le secrétaire d’Etat chargé du Numérique, Cédric O. Parmi les 40 entreprises choisies pour entrer au Next40, ce « CAC 40 français des entreprises technologiques », 35 ont leur siège dans la capitale ou en région parisienne. Seules cinq entreprises provinciales bénéficieront donc de l’accompagnement offert par le gouvernement pour devenir les licornes de demain. Et parmi elles, une entreprise nantaise : la société iAdvise, spécialisée dans les « plateformes conversationnelles », soit ces petits robots chateurs que l’on trouve sur la plupart des sites de e-commerce.

Un nom inconnu du grand public, mais pas des lecteurs de Mediacités, puisque son succès était déjà évoqué dans la série d’enquêtes que nous avions consacrée à l’univers des start-ups nantaises. Nous décrivions alors l’entreprise de 185 salariés comme la « preuve que la Start-Up Nation nantaise, “ça marche” ! » Alors que se tient cette semaine la Nantes Digital Week, la confirmation officielle vient de tomber.

https://www.mediacites.fr/enquete/nantes/2019/03/07/startup-nantaise-ton-univers-impitoyable-episode-1-wannabeastartupper/

 


Bidule_carre_512pxLe homard sauce nantaise passe mal chez les forces de l'ordre

48 heures de garde à vue pour avoir transporté un homard en papier mâché et polyester… Voilà ce qui est arrivé à un groupe de trois militants, interpellés samedi par la police alors qu’ils s’apprêtaient à convoyer l’animal vers le lieu de départ de la manifestation organisée à Nantes. Dans un article publié mardi 17 septembre sur Mediapart, la journaliste Elsa Gambin (par ailleurs collaboratrice de Mediacités) raconte l’histoire dans le détail, de l’arrestation elle-même à la menace d’ouverture d’une information judiciaire pour « association de malfaiteurs en vue de commettre des dégradations sur des bâtiments publics » par le procureur, jusqu’à la remise en liberté des convoyeurs de homard sans mise en examen, ni contrôle judiciaire.

Après l’affaire Steve et les violences qui ont émaillé les manifestations lors du mouvement des gilets jaunes, l’épisode témoigne - au delà de son côté absurde - de l’état de tension qui règne actuellement à Nantes chez les forces de l’ordre. « A force de penser que les militants sont des délinquants, on en arrive à des opérations de police d’ampleur qui ne mènent à rien. On leur prête d’emblée des intentions délictuelles », explique ainsi à Elsa Gambin l’avocat de deux militants.

 


Bidule_carre_512pxDes journalistes de France 3 empêchés dans leur travail

Autre signe de ce climat particulièrement tendu : l’attitude incompréhensible de quelques policiers envers deux équipes de journalistes de France 3 Pays de la Loire qui suivait la manifestation de samedi. Alors qu’elles faisaient leur travail, accompagnés d’agents de sécurité, elles ont été prises à partie par des policiers au comportement agressif et ont dû justifier de leur présence. L’un des hommes chargés d’assurer leur protection a même été interpellé et mis en garde en vue pendant plusieurs heures. Sur son site, France 3 donne tous les détails de l’incident, exprimant l’indignation et l’incompréhension de toute la rédaction.

Dans un communiqué, le Club de la presse de Nantes Atlantique « condamne avec la plus grande fermeté ces entraves au bon exercice du métier de journaliste et donc à la délivrance d’une information, complète, honnête et claire à nos concitoyens ». Son président, Thibault Dumas (par ailleurs collaborateur de Mediacités) indique que depuis quelques temps « le danger vient à la fois de certains manifestants mais aussi de certains policiers » et réclame l’organisation d’un « rendez-vous d’urgence » avec le directeur départemental de la Sécurité publique et le Préfet.

 


Bidule_carre_512pxConsommer « moins mais mieux » avec les Autres Possibles

MAP160 adresses de l'agglomération nantaise pour acheter des produits qui respectent la nature, ceux qui les produisent et ceux qui les achètent. Bref, pour consommer moins mais mieux. Voilà ce que propose le guide conçu par l'équipe du MAP, le magazine des Autres Possibles. Intitulé "Où acheter durable et solidaire à Nantes", l'ouvrage veut permettre les rencontres avec des commerçants « qui mettent les humains et l’écologie au cœur de leur projet ». Sorti le 6 septembre dernier, il est disponible sur le site du Map, ainsi que dans une trentaine de librairies et boutiques du département.