Mathieu Rigouste après son hostpitalisation. / © DR

La justice ordonne un non-lieu dans l’affaire opposant Mathieu Rigouste à trois policiers toulousains

Le premier vice-président du tribunal judiciaire de Toulouse, Benoît Couzinet, a délivré vendredi 13 août une ordonnance de non-lieu dans l'affaire opposant le chercheur indépendant en sciences sociales Mathieu Rigouste à trois policiers toulousains.

Les faits remontent à la nuit du 21 au 22 juin 2013, il y a plus de huit ans. Mêlé à une rixe dans le quartier Arnaud Bernard, Mathieu Rigouste est interpellé et conduit au commissariat central de Toulouse. Il en ressort quelques heures plus tard pour être porté aux urgences de l’hôpital Purpan. Il y reste deux jours, le temps de soigner une fracture du poignet gauche, un traumatisme facial avec hématome, un œdème péri-orbitaire, une plaie à la lèvre inférieure et une contusion à la cheville droite. Ces blessures, advenues après sa rencontre avec les policiers, lui ont valu trois jours d'interruption temporaire de travail.

Une première plainte contre X de sa part ayant été classée sans suite, Mathieu Rigouste en a déposé une autre le 28 octobre 2014, en se constituant partie civile, déclenchant l'ouverture d'une instruction pour « violence par une personne dépositaire de l'autorité publique suivie d'incapacité n'excédant pas 8 jours ». C'est sur cette plainte que le tribunal vient d'ordonner un non-lieu considérant qu'« il n'existe pas de charges suffisantes justifiant le renvoi de quiconque devant le tribunal correctionnel ». Les trois policiers mis en cause sont donc provisoirement blanchis, mais Mathieu Rigouste devrait faire appel de cette décision.

https://twitter.com/MathieuRigouste/status/1430474474542014470

En attendant, c’est lui qui sera dans le box des accusés le 3 septembre prochain pour y répondre d' « outrage, violence et rébellion ». Sans cesse renvoyé ces dernières années, ce procès du chercheur reconnu pour son travail et ses ouvrages sur les questions de violences policières, de contre-insurrection et de politiques sécuritaires devrait revêtir une forte dimension politique.

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