Samedi 17 octobre, entre 550 000 et 800 000 personnes ont défilé en France, répondant à un mot d’ordre concernant notamment « la vie chère », tout en s’inscrivant dans la continuité du mouvement lycéen. À Toulouse, une mobilisation aussi massive ne s’était pas produite depuis la marche républicaine suite à l’attentat de Charlie Hebdo en janvier 2015, et les mobilisations pour les retraites de 2023.
50 000 manifestants
« Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas vu une telle manifestation à Toulouse », confirme Jean‐François Mignard, le président de la LDH 31. Très dense, le cortège a été dispersé à plusieurs reprises, rendant plus difficile le comptage des manifestants. La dispersion principale, elle, n’a eu lieu que vers 19 heures, certains poursuivant malgré tout par petits groupes. Une fréquentation estimée à 32 000 par la préfecture, 80 000 selon la CGT. L’Observatoire des pratiques policières (OPP) de Toulouse parle, quant à lui, de « au moins 50 000 personnes ».
« L’ambiance était très tendue dès le départ, avec des gens qui descendaient de la gare, par les allées Jean Jaurès, et dès le début des jets de lacrymo. On a trouvé ce départ inquiétant, mais le nombre de manifestants nous a rassurés, normalement c’est la garantie pour que ça se passe bien », estime Jean‐François Mignard.
Côté forces de l’ordre, cent policiers municipaux ont été mobilisés aux côtés de la police nationale « pour protéger les sites institutionnels et contribuer à la sécurité de tous », selon le maire Jean‐Luc Moudenc.
Mais selon la LDH, « la stratégie de maintien de l’ordre a été à l’inverse de son objectif. Car en faisant …