Deux à quatre degrés de plus toute l’année, la fin des champs de maïs dans le Gers ou le Tarn et Garonne, les vignobles du Gaillacois délocalisés en Angleterre, des barrages pyrénéens quasiment vides, le débit de la Garonne réduit de moitié au cœur d’un été sec avec des vagues de chaleurs plus longues et fréquentes : voilà ce qui attend Toulouse et sa région à l’horizon 2050 ! « Le bassin Adour-Garonne, c’est la Californie de demain », assure Florence Habets, hydrométéorologue du CNRS au laboratoire Metis (Milieux environnementaux, transferts et interactions dans les hydrosystèmes et les sols), à Paris. Les effets sont là : en Ariège, on dévie une rivière pour remplir un lac dont le niveau d'eau est trop faible, tandis qu’on irriguait encore le maïs début octobre dans les plaines tarnaises. Les vagues de chaleur, elles, se multiplient déjà. Face à un tel bouleversement, comment la métropole toulousaine se prépare-t-elle ?

En 2050, l’eau pourrait devenir une denrée rare. Avec des précipitations beaucoup moins régulières mais aussi plus intenses, la région devra faire face à des sécheresses plus longues et aiguës et des crues plus violentes. Les chiffres varient fortement selon les projections, même si une constante demeure : ce qui est aujourd’hui une année particulièrement sèche ou caniculaire deviendrait la norme. Dans le scénario le plus optimiste, limitant la hausse globale des températures à 2 degrés, les précipitations diminuent de 20% de moyenne par . . .

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