On connaissait le fantôme de l'opéra, va-t-on démasquer celui du Palais Bourbon? Le site nosdeputes.fr, créé par l'association Regards Citoyens, recense l'activité des élus siégeant à l'assemblée nationale. Les statistiques affichées par Jean-François Portarrieu, député de la 5e circonscription de Haute-Garonne (regroupant, au nord de Toulouse, des villes comme Aucamville, Castelginest, Fronton ou encore Grenade), interrogent. Au 9 mars 2018, l'élu de La République en Marche ne comptait que 21 semaines d'activité à l'assemblée nationale, et 28 présences en commission détectées : il fait partie des 150 derniers députés sur ce critère.  Pis: selon le site, il n'a jamais pris la parole, ni en hémicycle, ni en commission. Il n'a par ailleurs signé que 33 amendements, dont 10 adoptés, deux critères de productivité qui le placent, encore une fois parmi les 150 derniers. Enfin, s'il a posé quatre questions écrites, il compte parmi les 81 députés à n'avoir encore posé aucune question orale.

La politique est depuis longtemps le métier de Jean-François Portarrieu, mais côté coulisses : il était le directeur de cabinet de Pierre Cohen (PS) à la mairie de Toulouse de 2008 à 2014, puis celui de Pierre Bascou (PS également) à la communauté d'agglomération du Grand Narbonne, de 2014 à 2017. Sous l'étiquette La République en Marche, il a été élu à l'assemblée nationale en juin dernier, récoltant 67,6 % des suffrages au second tour face au candidat du Front National Julien Leonardelli. Il s'agit de son tout premier mandat. Et il a fait vite . . .

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