L’analyse de Mediacités

Mis à jour le 29/01/2026
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Les aides financières à la transition énergétique (notamment via des rénovations thermiques) sont davantage une compétence de l’Etat (MaPrimeRenov’, Agence Nationale de l'habitat) et des intercommunalités qu’une compétence municipale. La MEL finance jusqu’à 2 000 euros, les travaux de rénovation énergétique d’un logement et a mis en place le réseau AMELIO qui conseille et accompagne les ménages dans leurs projets de rénovation.

En plus de ces différents dispositifs, la mairie de Lille propose différentes aides (recensées dans ce guide daté de 2020). Il en est ainsi d’une prime plafonnée à 25 000 euros pour des travaux d’amélioration des performances énergétiques des logements de plus de quinze ans. Il est également possible de bénéficier d’une aide pour l’installation de panneaux solaires ou récupérateurs d’eau de pluie.


Interrogée, la mairie précise que "ces aides municipales ont connu plusieurs évolutions au cours du mandat, en lien avec celles de l'ANAH et pour renforcer leur efficacité". Une première refonte a été opérée en février 2021, pour redéfinir les critères et conditions d'octroi des primes : 

  • Le montant des plafonds de travaux subventionnables et celui des aides mobilisables de la Ville de Lille a été relevé, sous réserve d'un gain énergétique correspondant à une sortie de passoires thermiques et/ou d'une haute performance énergétique (atteinte de l'étiquette C ou gain de performance minimum de 40 %) 

  • L'aide bonifie davantage le recours aux éco-matériaux ainsi qu'aux énergies renouvelables 

  • Une aide spécifique pour la rénovation des copropriétés (qui représentent 3/4 des logements privés) a été créée

  • Une nouvelle prime municipale de 1 000 euros par logements a été décidée, dans le cadre des aides à la transition écologique pour les logements souhaitant se connecter au réseau de chaleur urbain. La Ville soutient également financièrement le recours à d'autres énergies renouvelables, comme le bois énergie ou le solaire.


Le montant de l'aide a ainsi augmenté de 36 % avec un montant moyen d'aide de 8 006 euros pour un propriétaire très modeste et de 25 % avec un montant moyen d'aide de 7 116 euros pour un propriétaire modeste. Une seconde réforme a été opérée en 2025 pour intégrer l'évolution des aides de l'ANAH, dont le budget va connaître une nouvelle baisse en 2026.  

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Renforcer la présence humaine au pied des immeubles

Mairie Sécurité
Promesse abandonnée/non tenue
Mis à jour le : 09/02/2026
Dans le programme qu’elle a présenté aux Lillois lors des dernières élections municipales, Martine Aubry a promis de « renforcer les présences humaines rassurantes au pied des immeubles touchés par les trafics ».

Interrogée, la Ville de Lille explique que les effectifs des agents de liaison et de médiation sociale (les médiateurs municipaux) ont augmenté de deux personnes depuis 2020, passant de 14 agents à 16 agents (11 agents titulaires, 3 adultes relais, un coordinateur et un coordinateur adjoint). La Ville de Lille ajoute qu'elle finance également chaque année via le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) des associations de prévention, à hauteur d'environ un demi-million d'euros par an. Parmi les associations soutenues par la Ville, les clubs de prévention tels qu'Itinéraires, permettent d'accentuer la prévention sur le terrain. Ceux-ci sont néanmoins touchés de plein fouet par le recul des financements de l'Etat et du Département ces derniers mois et contraints à des réorganisations internes de leurs effectifs.

Des moyens qui restent nettement insuffisants pour mailler le territoire jour et nuit afin de lutter contre le trafic de stupéfiant, qui reste préoccupant à Lille. Le manque d'effectif a notamment animé le Grand débat des municipales organisé par des associations étudiantes le 21 janvier 2026. Arnaud Deslandes a lui-même concédé qu'il fallait déployer davantage de médiateurs de rue « notamment la nuit ». La candidate insoumise, Lahouaria Addouche, qui a elle-même travaillé dans un club de prévention lillois regrette également que les postes de médiateurs sociaux soient globalement « des contrats précaires de trois ans qui ne permettent pas de créer du lien avec les habitants ». 

Au vu de ce constat, nous considérons cette promesse comme non tenue. 

Contrôle renforcé de la location type AirBnB

Mairie Logement
Promesse tenue
Mis à jour le : 06/02/2026
Comme beaucoup de grandes villes françaises, Lille est touchée par la prolifération de logements en location sur Airbnb, ce qui aggrave la pénurie de logements en location longue-durée. En conséquence, Martine Aubry promettait lors de la campagne municipale 2020 un « contrôle renforcé de la location touristique de type Airbnb afin qu’elle n’amenuise pas l’offre de logements familiaux disponibles et préserve la qualité de vie dans les résidences ».

Depuis l’été 2020, trois agents municipaux sont spécifiquement dédiés à une mission de contrôle des logements sur Airbnb, comme l’expliquait Mediacités dans un décryptage paru en 2022. « Vu la masse de données à analyser, ce n’est pas facile », reconnaissait l’adjointe à l’Habitat Anissa Baderi ».

Depuis le 1er avril 2024, les propriétaires souhaitant proposer une résidence secondaire sur une plateforme de location à courte durée doivent formuler une démarche visant à obtenir le changement d'usage de leur logement, et « justifier la compensation de cette mutation par la création d'un logement équivalent », indique la Ville. Quand il s'agit d'une résidence principale, le propriétaire doit également s'enregistrer auprès de la mairie de Lille et peut louer ce logement dans la limite de 120 jours par an. En 2024, plus de 2500 logements avaient été proposés à la location comme meublés de tourisme en ligne. 

Fort de ces nouvelles règles, la Ville a fait condamner, pour la première fois, le 21 octobre 2025, le propriétaire d'un logement Airbnb à une amende de 33 000 euros reversée à la commune. Il avait été traduit en justice après avoir été contrôlé par les services municipaux, qui avaient constaté que le bien était abusivement loué. A cette occasion, la municipalité précisait avoir mené 600 vérifications d'adresse et 200 contrôles sur un an (dont une soixantaine de logements visités). « Dès qu'une infraction est constatée, la Ville saisit systématiquement la justice sur la base des procès-verbaux qu'elle dresse », indique le service presse. 

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