Rien ne va plus à la Maison Godeleine Petit : démission de ses dirigeants, comptes dans le rouge, suspensions de certaines animations… Les services de la Ville tentent de reprendre le contrôle de la situation pour maintenir une continuité des activités essentielles.
Mais que se passe‐t‐il à la Maison de quartier du Vieux Lille ? Le centre social Godeleine Petit vit, depuis quelques semaines, plusieurs grands bouleversements. Son directeur, Jean‐François Accart, a été licencié pour des raisons de santé. Ce départ a été rapidement suivi par celui du président de la structure, Pascal Cobert, qui a démissionné de ses fonctions. Et comme si cela ne suffisait pas, les comptes laissés par les deux dirigeants sont incomplets et révèlent une structure en très mauvaise santé, au point que le tribunal a dû prendre les choses en main pour tenter de régler la situation…
Le centre social a ainsi été placé, depuis début janvier, en redressement judiciaire. « On s’est aperçus que les caisses étaient vides », résume Thierry Coulomb, directeur général de la Fédération des centres sociaux du Nord Pas‐de‐Calais. L’administrateur judiciaire a demandé à la Fédération de nommer un nouveau directeur par intérim, qui sera chargé de rétablir les choses.
La Ville de Lille, informée récemment, explique « suivre de très près la situation du Centre Social Godeleine Petit, touché par une crise financière et de gouvernance. » Cet espace, qui existe juridiquement sous la forme d’une association agréée par la Caisse des allocations familiales (CAF) et conventionnée par la municipalité, accueille différents services et structures (crèche, accueil dédié aux jeunes, ludothèque, clubs de prévention…).
Maintenir les activités essentielles, en suspendre d’autres
Parmi les principaux points d’achoppement, la non‐réception des comptes certifiés 2024, qui empêchait le versement de l’ensemble des subventions délibérées en 2025. Après plusieurs relances …