« Quand on est sorti de cette réunion, on ne s’est pas dit un mot. On était sidérés », se remémore Céline Bazin. Ce 4 avril 2026, cette enseignante au lycée Sainte‐Marie des champs, à Toulouse, est convoquée par sa cheffe d’établissement, Laure Chartier, en compagnie de trois autres collègues de lettres, le temps d’une récréation. Les enseignants responsables des différents niveaux (seconde, première, terminale) sont également présents.
Pour la deuxième année consécutive, un différend oppose la cheffe d’établissement et l’équipe de lettres de première. Ils veulent banaliser la matinée précédant l’épreuve écrite du bac blanc de français, c’est‐à‐dire ne pas faire cours. Elle non. Quelques jours plus tôt, les enseignants ont adressé un courrier à leur inspecteur pédagogique afin de sortir de cette « impasse ». L’initiative a été mal reçue par Laure Chartier.
« Elle s’est mise à vociférer, elle était particulièrement agressive et vulgaire. Elle nous a qualifiés “d’équipe déloyale”, accusés de “planter des poignards dans le dos” ou encore de “remuer la merde”», rapporte un des enseignants, qui souhaite rester anonyme. Céline Bazin, par ailleurs déléguée syndicale CGT‐enseignement privé (CGT‐EP), est particulièrement visée et qualifiée de « traître ». Elle a porté plainte le 18 juin pour « discrimination syndicale » et « harcèlement ». Un autre des quatre enseignants présents ce jour‐là a également déposé une main courante à la suite de cette convocation.
Rupture de confiance et sentiment d’insécurité
Depuis, ce lycée catholique huppé de la Côte Pavée, qui accueille chaque année environ 800 élèves, « se …