Ambiance fin de règne chez Soliha. Toulouse, Nîmes, Carcassonne… Les locaux des deux associations de lutte contre le mal‐logement, Soliha Haute‐Garonne et Soliha Méditerranée, ont été perquisitionnés, les 30 juin et 1er juillet dernier, par la brigade financière.
« Je suis sorti de mon bureau, et il y avait des policiers dans le couloir. Ils ont demandé les documents comptables. Ils ont retourné le bureau de Pierre Castéras, pris son ordinateur, son PC, et l’argent en liquide qu’il y avait dans les coffres, pour mettre le tout sous scellé », témoigne Thomas, de Soliha Haute‐Garonne.
« Un policier a dit qu’il s’agissait d’une procédure dirigée contre M.Castéras lui‐même », ajoute Solange. « Ils sont arrivés à sept de la police, ils venaient de Nîmes. Ils ont fouillé et demandé le bureau de Castéras », témoigne encore Lucas, de Soliha Méditerranée.
Sabotage
Dans quel cadre ces perquisitions ont‐elles eu lieu ? Le procureur du tribunal de Toulouse nous a fait savoir « qu’en l’état d’activité du parquet », il ne pouvait répondre à nos questions. Les salariés s’interrogent sur le lien possible avec l’inspection diligentée, plus tôt dans l’année, par la Cour régionale des comptes sur la structure en grande difficulté financière. Le rapport définitif qui en résulte devrait paraître dans le courant de l’été.
Simon Cohen, avocat de Soliha Haute‐Garonne, incite à la prudence. « Ni les officiers de police judiciaire ni les magistrats n’ont estimé devoir, à ce jour, interroger qui que ce soit. C’est pour moi un non‐événement », balaye l’homme de droit.
« Là où on est énerv …