Pas le moindre coup de fil, pas de notification officielle, c’est par un article de La Voix du Nord que Sarah Kerrich‐Bernard, la patronne du PS du Nord, dit avoir appris le départ du parti d’Olivier Caremelle, maire de Lomme, élu au premier tour des municipales en mars dernier avec le soutien du parti socialiste, du parti communiste et de Place publique. Cette annonce dans la presse… et « le rejet du prélèvement de sa cotisation d’élu », précise la première secrétaire fédérale dans un communiqué.
La brutalité de cette rupture révèle l’ampleur du fossé qui s’est creusé entre l’actuel maire de Lomme et le PS, et surtout entre lui et son prédécesseur, Roger Vicot, qui a dirigé la commune de 2012 à 2022, avant de lui passer la main une fois devenu député. Un adoubement tout en douceur et en fleurs, auquel le magazine municipal avait consacré un reportage hagiographique, s’attardant notamment sur « une accolade qui en dit long sur l’amitié et le respect qui unissent les deux hommes ». Une fine analyse psychologico‐politique qui sera malheureusement et rapidement démentie par les faits…
Pourquoi un tel timing ?
Car si le départ du PS d’Olivier Caremelle peut constituer une surprise, c’est surtout par le moment choisi pour l’officialiser. La presse avait en effet déjà pointé différents signes avant‐coureurs.
En juin 2025, ainsi, de vifs échanges avaient opposé le premier magistrat de Lomme et son prédécesseur au sujet du nom à donner au nouveau pôle périscolaire de la ville. Roger Vicot s’opposait à ce qu’on le baptise d’après son propre prédécesseur, Yves Durand, coupable à ses yeux… d’avoir quitté le PS, puis d’avoir viré macroniste. « On savait les relations exécrables entre MM. Vicot et Caremelle. Cette délibération les a donc laissé éclater au grand jour », commentait déjà