La municipalité lilloise est, elle aussi, confrontée au scandale national des violences à l’école. Après plusieurs signalements recensés lors de la dernière année scolaire, les élus de la Ville ont rappelé leur engagement sur le sujet, tout en mettant en avant leur difficulté à avoir la main sur l’ensemble de la chaîne de surveillance.
Alors que les enfants ont repris le chemin de l’école et des centres aérés en cette rentrée scolaire, la question de la protection des élèves contre les violences perpétrées dans les établissements scolaires reste préoccupante. Comme le révèle une récente enquête menée par la cellule d’investigation de Radio France, le scandale qui a beaucoup fait réagir à Paris, s’étend en réalité à de nombreuses villes en France.
Mediacités rapportait déjà en mai la remontée de longue date de signalements dans des villes de la métropole européenne de Lille (MEL), suivis parfois de condamnations pénales, ainsi que de suspensions, malgré une omerta persistante.
L’enquête de Radio France révèle ainsi qu’à Lille – la ville emploie 1495 animateurs du pérsicolaire -, six animateurs ont été suspendus au cours de l’année scolaire 2025–2026. Parmi eux, trois sont accusés d’avoir perpétré des violences à caractère sexuel, et trois d’avoir commis des violences à caractère physique ou verbal.
Ces suspensions, qui ont systématiquement donné lieu à un signalement au procureur, ont entraîné, pour ce qui est des affaires relevant de violences à caractère sexuel, deux classements sans suite. Un dernier cas reste en cours d’investigation. Mediacités, qui avait sollicité la Ville de Lille au sujet du périscolaire dès le mois d’avril, n …