Le préfet de Haute-Garonne menace d'interdire la manifestation si les syndicats n'acceptent pas de rester loin du centre-ville de Toulouse. L'intersyndicale prévient qu'elle bravera toute interdiction et réclame des mesures immédiates en faveur du pouvoir d'achat.
Un 24 octobre à l’envers… C’est ce que souhaitait l’intersyndicale CGT, FO, CFDT, CFE CGC, Unsa, FSU, Solidaires, et CFTC en déclarant une manifestation depuis Saint‐Cyprien jusqu’à la statue de Riquet, en haut des allées Jean‐Jaurès, pour le 5 novembre, à Toulouse.
La préfecture de Haute‐Garonne n’a rien voulu entendre. Lors d’une réunion organisée le lundi 2 novembre, le préfet Fabrice Rigoulet‐Roze leur a fait savoir sa « volonté de ne plus autoriser de manifestation dans le centre‐ville jusqu’à nouvel ordre ». Sans plaisanter, le représentant de l’État a proposé un parcours alternatif : une boucle de quatre kilomètres partant des Arènes et passant par les avenues Déodat‐de‐Séverac, de Muret, Charles‐de‐Fitte et Etienne‐Billières.
Objectif : contenir les manifestants sur la rive gauche de la Garonne et les tenir ainsi éloignés du centre‐ville commerçant. Un paradoxe puisque c’est entre Saint‐Cyprien et les Arènes que les affrontements avec la police ont démarré le 24 octobre, après la dispersion officielle du cortège syndical.
Appel à braver l’interdiction
Pour les syndicats, la menace est claire : en cas de non‐respect de ce parcours préfectoral, leur manifestation sera interdite. « Nous refusons cette logique qui consiste à éloigner les mobilisations sociales du cœur de la cité, dénonce l’intersyndicale. Les revendications sociales ne sont pas un trouble à l’ordre public que l’on pourrait repousser à la périphérie de la ville. Elles doivent pouvoir être entendues, visibles et portées au cœur de …