Lil’Aéroparc : un nouveau projet, réduit d’un quart, en quête d’un feu vert

C'est le retour de Lil'Aéroparc, le parc d'activité « démonstrateur de la troisième révolution industrielle » que la Chambre de commerce et d'industrie Grand Lille entend implanter à Lesquin. Le projet a toutefois subi une cure d'amaigrissement depuis 2019 : seulement 150 000 mètres carrés devraient être construits sur le site dit du pic-au-vent, au lieu des 200 000 prévus initialement. Le Préfet de région est passé par là, qui a interdit, en février 2019, toute installation de bâtiments au-dessus des champs captants d'eau potable du sud de Lille.

Les promoteurs de Lil'Aéroparc, et le prestigieux cabinet d'urbanisme uapS qui les accompagne, ont dû revoir plusieurs fois leur copie pour répondre à cette contrainte. Ils ont notamment étudié précisément les contours de la réserve d'eau située sous leur terrain pour déterminer l'occupation du sol. « Il y aura zéro urbanisation dans l'aire d'alimentation de la nappe, à l'exception des voiries d'accès », certifie à Mediacités Louis-Philippe Blervacque, le président de la CCI Grand Lille. Il se félicite d'avoir préservé le « geste architectural » d'un grand anneau central au milieu duquel seront concentrées les entreprises, et où les automobiles ne pénétreront pas. Au nord de cette « zone intensive », est encore programmé un « parc économique boisé ».

Un projet à 150 millions d'euros

Précision : comme l'exige l'Etat, tous les candidats à l'installation sur place devront avoir une activité en étroit rapport avec l'aéroport de Lesquin et le transport aérien. La partie sud de l'emprise de la chambre, en surplomb des fameux champs captants (environ 10 hectares sur les 38 du site), sera réservée à des productions d'agro-ressources (fruits et légumes ou biomasse) et d'énergie renouvelable, ainsi qu'à l'infiltration des eaux pluviales récupérées sur les immeubles. L'aménagement du parc est estimé à un peu plus de 20 millions d'euros ; sa réalisation totale à 150 millions d'euros. La CCI vient de soumettre ce nouveau dossier aux services préfectoraux, en espérant recevoir cette fois l'autorisation de décoller...

Bertrand Verfaillie

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