L’association lilloise a été définitivement exclue du réseau de la Fédération nationale Solidarité Femmes le 19 décembre dernier. Une décision qui va accroître le coût de certaines de ses actions mais dont l’impact plus global reste encore à évaluer.
Depuis la publication de notre enquête sur les pratiques de management et le changement de politique au sein de Solfa, association lilloise de lutte contre les violences faites aux femmes, la situation de la structure est devenue un sujet politique, évoqué à la fois au conseil départemental du Nord et au conseil municipal de Lille.
Le 8 décembre, lors de la séance du conseil départemental, Stephanie Boquet, présidente du groupe écologiste, interpelle l’exécutif sur les conséquences de notre enquête et sur la situation de Solfa. Quelques jours plus tard, le 12 décembre, le sujet est de nouveau évoqué en conseil municipal à Lille, toujours par la même élue.
La réponse d’Alexandra Lechner, adjointe au maire de Lille, se veut alors rassurante en indiquant que l’association a « récupéré son agrément » auprès de la fédération nationale Solidarité Femmes, un réseau qui regroupe 83 structures d’aide aux femmes victimes de violences à travers tout le pays. Problème, comme l’ont appris les élus Lille Verte, et comme Mediacités en a eu la confirmation, cette fédération a prononcé la radiation
définitive de Solfa, une semaine plus tard, le 19 décembre.
https://www.mediacites.fr/enquete/lille/2025/11/25/reference-de-laide-aux-femmes-victimes-de-violences-solfa-voit-sa-vocation-remise-en-cause/
50 à 60 000 euros de surcoût ?
Cette décision n’est pas uniquement symbolique. Elle entraîne en effet la perte de plusieurs …