Dans un entretien à Mediacités, Samuel Finielz détaille pourquoi les mises en accusations d’hommes politiques, tels l’ex-président de la MEL Damien Castelain ou l’ancien maire de Roubaix Guillaume Delbar, tous deux définitivement condamnés, ne sont jamais des dossiers comme les autres.
Le 21 juillet, le procureur de la République de Lille, Samuel Finielz a reçu Mediacités dans son bureau au neuvième étage du tribunal judiciaire. Sujet de l’entretien : la lutte contre les violences conjugales, alors qu’un dispositif d’accompagnement des hommes violents obtient des résultats très prometteurs.
Alors que l’échange s’étendait à la question des délais de justice, nous l’avons interrogé sur la particulière lenteur des procédures dans les dossiers qui concernent les responsables politiques. En fin d’année 2025, le président de la MEL Damien Castelain et le maire de Roubaix Guillaume Delbar ont tous deux été définitivement condamnés. Le premier pour abus de confiance, recel et détournement de fonds publics. Le second pour recel et escroquerie aggravée à la déduction fiscale.
Dans les deux cas, ces élus de premier plan ont, comme c’est leur droit le plus strict, interjeté appel de leur condamnation de première instance – Guillaume Delbar étant même allé jusqu’en cassation -, ce qui a repoussé d’autant le caractère définitif du jugement. Mais, comme l’illustre le cas Castelain, les délais avant le premier procès sont parfois extrêmement longs. Il aura en effet fallu attendre cinq ans après l’ouverture d’une enquête préliminaire à son encontre pour que le président de la MEL soit une premi …